Voici les réactions à la mort de l'ancien Premier ministre Raymond Barre, survenue, samedi 25 août.
Centre
François Bayrou, président de l'UDF et fondateur du MoDem : "Ce sont beaucoup de souvenirs, beaucoup d'années d'engagement", a-t-il déclaré.
"Raymond Barre a été soutenu, admiré, aimé, par beaucoup de Français,
parce qu'il était un homme d'État, c'est-à-dire quelqu'un qui mettait
l'intérêt général de son pays au-dessus des intérêts particuliers des
clans, des partis, ou des hommes. Y compris au-dessus de ses intérêts
personnels", a-t-il estimé.
"C'est ainsi qu'un lien particulier s'était créé entre les Français et
lui. Il inspirait confiance, sa parole était crédible, y compris auprès
de ceux qui ne partageaient pas ses idées", a-t-il ajouté.
"Et il tenait le cap. Il suffit de rappeler que, Premier ministre de
Valéry Giscard d'Estaing, dans une des périodes les plus difficiles de
notre histoire récente, la France est en 1981 un pays modernisé et les
moins endettés du monde occidental", a souligné le leader centriste.
"Il y avait en lui un goût de la liberté qu'il défendait avec drôlerie,
avec jubilation, parfois avec provocation, refusant les compromissions
habituelles à un monde politique auquel il apportait courage et
altitude", a-t-il ajouté.
Interrogé sur les propos antisémites tenus par Raymond Barre le 1er
mars 2007 sur France Culture, François Bayrou a reconnu: "cela a été
pour nous tous un moment de grande tristesse".
"Que dans la dernière émission que la maladie lui ait permise de faire,
il ait eu cette expression, inacceptable, cela a peiné beaucoup de ses
amis, beaucoup de ceux qui l'ont suivi. Cela prouve que les hommes,
même quand ils sont grands, ont leurs faiblesses, leurs taches noires
qu'il faut regarder en face", a-t-il dit. (Déclaration, samedi 25 août)
Anne-Marie Comparini, conseillère régionale de
Rhône-Alpes (Modem), attachée parlementaire puis adjointe à la mairie
de Lyon de Raymond Barre pendant un quart de siècle : "J'ai été très
émue d'apprendre la nouvelle".
"C'était un homme de vision, j'ai pu constater sa faculté de pressentir
et d'anticiper les changements qui affectent la vie collective, tels
que le développement de l'économie mondiale ou l'émergence de pays
comme la Chine ou l'Inde", a-t-elle souligné.
"Il avait une volonté farouche d'aider les Français à s'inscrire dans
ces changements, et il les croyait capables de s'y adapter", a-t-elle
ajouté.
Anne-Marie Comparini a salué "les capacités intellectuelles hors du
commun" de son ancien mentor, doublées de "belles qualités humaines":
"l'attention à chacun, et le respect des autres, qu'ils partagent ou
non ses idées politiques".
"Il était capable dans la même heure de se pencher sur le dossier de la
monnaie allemande puis d'écouter les doléances de Lyonnais en
difficulté, avec la même attention: il aimait mêler ainsi la théorie et
les grandes idées politiques avec leur application quotidienne", se
souvient-elle. (Déclaration, samedi 25 août)
Droite
Nicolas Sarkozy, Président de la République : Il
salue un "esprit libre et indépendant" et un "personnage à part dans le
personnel politique français". "Représentant éminent de l'école
française de science économique, il eut la volonté de mettre son savoir
au service de la cité, toujours fidèle dans son engagement, à ses
convictions européennes, libérales et sociales." Caractérisé comme un
"esprit libre et indépendant", l'ancien Premier ministre de Valéry
Giscard d'Estaing était, selon l'Elysée, "un personnage à part dans le
personnel politique français" du fait de "son expérience internationale
et (de) sa hauteur de vues". (Communiqué, samedi 25 août)
Valéry Giscard d'Estaing, ancien Président de la
République : "La France vient de perdre un de ses meilleurs
serviteurs", en apprenant le décès de son ancien Premier ministre
Raymond Barre.
"Son action s'inscrivait dans la grande ligne de ceux qui depuis
Colbert ont construit la prospérité de notre pays", a déclaré VGE.
"Raymond Barre était un homme d'Etat qui ne poursuivait aucun objectif
personnel mais qui cherchait à assurer par une compétence
exceptionnelle et un travail acharné le bien être de notre pays",
poursuit l'ancien président.
"Le milieu politique a eu du mal à comprendre sa démarche solitaire et
désintéressée qui était trop éloignée de ses habitudes. Et l'opinion
publique n'a réalisé que tardivement qu'il travaillait en réalité pour
son bien", ajoute VGE.
Valéry Giscard d'Estaing explique que Raymond Barre était pour lui "un
compagnon de route", et ajoute: "Quand nous avons quitté le pouvoir
ensemble en 1981, la France était malgré les deux chocs pétroliers,
dans une situation qu'elle n'a jamais retrouvé depuis: une dette
réduite, un déficit budgétaire de 1,1 %, un nombre de chômeurs
inférieur à celui d'aujourd'hui". (Communiqué, samedi 25 août)
Jacques Chirac, ancien Président de la République : Il a salué en Raymond Barre "un grand économiste" et un "grand européen".
"C'est avec beaucoup de tristesse que le président Jacques Chirac a
appris le décès de M. Raymond Barre. Avec lui la France perd un grand
économiste, un homme politique résolument engagé pour la modernisation
du pays, et un grand européen", le bureau de l'ancien chef de l'Etat.
"A son épouse, à ses enfants et à sa famille, il présente en son nom et
au nom de sa femme, ses plus sincères condoléances". (Communiqué,
samedi 25 août)
François Fillon, Premier ministre : Il a salué en
Raymond Barre "son esprit indépendant, son courage et sa franchise mis
au service de l'intérêt général".
"Raymond Barre aura incarné toutes les facettes de l'homme politique
français et porté haut les valeurs d'exigence morale et de rigueur".
Raymond Barre, de 1976 à 1981, "dut mener une courageuse politique
d'austérité en réaction aux chocs pétroliers. Demeuré malgré cela l'un
des hommes politiques français les plus respectés et les plus
populaires, son parcours démontre qu'il n'y a pas d'autre chemin que de
dire la vérité aux Français et de prendre résolument des mesures
parfois difficiles".
Matignon salue également "un européen convaincu" et "un maire attentif et aimé" pou les Lyonnais. (Communiqué, samedi 25 août)
Hervé Morin, ministre de la défense : "Raymond Barre
faisait partie des grands hommes d'Etat de la cinquième République qui
n'ont jamais cédé à la démagogie ni au compromis, plaçant toujours
l'intérêt général au premier plan de l'action politique.
"Brillant universitaire, professeur d'économie dont l'expertise avait
dépassé les frontières nationales, il avait eu le courage de s'engager
au service de la cité, confrontant ainsi son enseignement théorique à
la difficile pratique politique." (Déclaration, samedi 25 août)
Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale :
"L'action et la vie politique de Raymond Barre auront été marquées par
sa grande rigueur intellectuelle, son indépendance et son humanisme.
"Son engagement politique aura été total: européen convaincu, serviteur
de l'Etat, et notamment comme député maire de Lyon, ville pour laquelle
il s'est totalement et particulièrement investi, Raymond Barre a fait
preuve tout au long de son parcours universitaire et politique de la
même exigence morale et rigueur intellectuelle au service de la France
et des Français". (Déclaration, samedi 25 août)
Christian Poncelet, Président du Sénat : "Le Président
du Sénat, qui a eu l'honneur de participer à plusieurs gouvernements
aux côtés de Raymond Barre, salue la droiture, le courage et la
fermeté, alliés à une parole forte et libre, de celui qui restera un
des grands hommes d'Etat de la Vème République." (Communiqué, samedi 25
août)
Alain Juppé, ancien Premier ministre, maire de
Bordeaux : "C'est une personnalité éminente qui disparaît. C'était un
homme de savoir, notamment dans le domaine économique. Ses cours à
Sciences po ont fait référence pour des générations d'étudiants, parmi
lesquels je compte. Il connaissait aussi le monde et la diplomatie."
"J'appréciais chez lui sa finesse et un solide bon sens. Je tiens à
saluer son courage et à souligner que c'est un homme qui ignorait la
démagogie, capable de prendre des décisions impopulaires", a-t-il
ajouté, se souvenant du soutien que lui avait apporté Raymond Barre
lorsqu'il était à Matignon, entre 1995 et 1997. (Déclaration, samedi 25
août)
Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication : Elle salue "l'implication dans le domaine culturel" de Raymond Barre.
"Au-delà de sa sensibilité à la création et à la musique que prouvait
son attachement à l'Orchestre national de Lyon, il a été notamment à
l'origine de l'inscription de la ville de Lyon au patrimoine mondial de
l'Unesco", souligne-t-elle.
"Dès son élection à la tête de la municipalité, Raymond Barre a porté
une vision dynamique du patrimoine. Il a promu l'idée que 2.000 ans
d'évolution de l'architecture et de l'urbanisme, dans le site
exceptionnel de la vallée du Rhône, méritaient d'être reconnus au plus
haut niveau international", ajoute la ministre.
Sa démarche "entreprise avec détermination en 1996 a abouti, en
décembre 1998, à la première inscription d'une ville française au
patrimoine mondial après la ville de Porto au Portugal", conclut-elle.
(Communiqué, samedi 25 août)
Michel Noir, maire RPR de Lyon de 1989 à 1995 : Il
salue "l'homme d'Etat, pour qui l'intérêt général du pays prévalait sur
les tactiques et les manoeuvres politiciennes", soulignant sa "fidélité
à Lyon" et son "indispensable vision internationale". (Déclaration,
samedi 25 août)
Dominique Perben, député et candidat UMP à la mairie
de Lyon : Il salue "l'homme d'Etat, l'économiste et le maire de Lyon",
soulignant "son indépendance d'esprit et sa lucidité parfois
caustique". (Déclaration, samedi 25 août)
Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire UMP de Marseille :
Il a appris "avec tristesse" le décès de Raymond Barre et salue "la
mémoire de cet économiste qui fut un homme d'Etat en contribuant à la
consolidation de l'Union européenne".
Il salue également "le travail de ce grand serviteur de la France, de
cet acteur majeur de la politique nationale, en tant que député du
Rhône et aussi en tant que maire de Lyon" (Communiqué, samedi 25 août).
Daniel Hoeffel, membre du gouvernement de Raymond
Barre de 1978 à 1981 : Il rend hommage "à l'Européen de conviction
respecté de ses partenaires" ainsi qu'à "l'homme d'Etat soucieux d'un
langage de vérité et d'une gestion rigoureuse".
"L'Alsace perd en Raymond Barre un homme qui aux côtés de Valery
Giscard d'Estaing avait en permanence le souci du rayonnement européen
de Strasbourg et de l'Alsace" ajoute l'ancien ministre des Transports.
(Déclaration, samedi 25 août)
Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur
et de la Recherche : Elle rend "hommage au professeur d'université,
attaché à l'excellence de l'université française et à son rayonnement
international".
"Il a été une figure du monde universitaire qui a porté les disciplines
économiques et qui a marqué par son enseignement des milliers
d'étudiants", a-t-elle ajouté. (Communiqué, samedi 25 août).
Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur : "Ayant
eu la chance d'approcher cet homme d'Etat, de bénéficier de ses avis et
de ses conseils, j'ai pu apprécier son intransigeance intellectuelle,
sa générosité, son humanité et sa très grande gentillesse", a-t-elle
déclaré.
"Brillant universitaire, professeur d'économie dont l'expertise avait
dépassé les frontières nationales, il fut aussi un homme d'Etat. De la
commission européenne, dont il fut le vice-président, aux
responsabilités de chef du gouvernement qu'il a assumées pendant près
de cinq ans, puis de député et de maire de la deuxième ville de France,
il a consacré en permanence son action à la République et au bien
public", poursuit la ministre.
"Raymond Barre a eu le courage de s'engager au service de la cité,
confrontant ainsi son enseignement de la théorie de l'économie
politique à la difficile pratique politique", déclare encore Michèle
Alliot-Marie. (Communiqué, samedi 25 août)
Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre: Raymond
Barre "restera comme celui qui a incarné la vision gaullienne de la
fonction de Premier ministre: 'durer et endurer'".
"Il a mis son courage, son honnêteté et son désintéressement personnel
au service d'une haute idée de la France", a-t-il ajouté. (Communiqué,
samedi 25 août)
Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale : "Il
était à mes yeux une des personnalités les plus insolites de la vie
politique française, un homme d'État avisé, d'une rigueur morale et
intellectuelle sans commun".
"Soucieux du seul intérêt général, quelque charge qu'il assumât, il
avait en aversion la démagogie, le cynisme et l'ignorance. C'était un
homme de vérité, au point que le courage de ses opinions pouvait le
pousser à prendre les idées reçues à rebours", a-t-il ajouté.
Relevant qu'il a "apporté de la modernité et de la réforme à notre
pays, au point de devenir populaire en France et à l'étranger", Xavier
Darcos affirme perdre "un ami et un guide". (Déclaration, samedi 25
août)
Christine Lagarde, ministre de l'Economie : "Il fut un
des défenseurs courageux et éclairés de la théorie libérale en France",
souligne-t-elle, ajoutant "être fière d'avoir été honorée de son
amitié".
"Européen convaincu, Raymond Barre restera comme l'un des principaux
artisans de la construction de l'union économique et monétaire, devenue
un élément essentiel de la stabilité de nos économies d'aujourd'hui",
indique-t-elle.
"La France vient de perdre un homme d'Etat et un économiste hors pair", conclut-elle. (Déclaration, samedi 25 août)
André Santini, secrétaire d'Etat à la Fonction
publique : "La France vient de perdre avec Raymond Barre un homme
d'Etat et un économiste hors pair. Cette double fonction était
complétée par une grande qualité humaine et une grande modestie."
(Déclaration, samedi 25 août)
André Rossinot, co-président du parti radical (associé
à l'UMP) : "Il fut une référence dans la vie politique française, un
sage, un esprit indépendant qui raisonnait juste, laissant pourtant sa
parole parfois trop libre, au risque de heurter certaines opinions".
(Déclaration, samedi 25 août)
Jean-Marie Le Pen, chef du Front national : "Raymond
Barre était un honnête homme, et ceux qui aujourd'hui font semblant de
lui rendre hommage feraient bien de s'inspirer de son exemple",
écrit-il.
Bien que "mondialiste et européiste" selon le FN, Raymond Barre a été,
d'après Jean-Marie Le Pen, "l'une des très rares personnalités de la
classe politique à ne pas participer à la diabolisation du Front
National".
"Il a toujours montré une grande indépendance d'esprit vis-à-vis du
microcosme politiquement correct", écrit-il, "n'hésitant pas notamment
à rappeler les valeurs du travail, de la famille et de la patrie (les
trois mots formant la devise du régime de Vichy, ndlr), à dire
ouvertement ce qu'était le vrai fondement du procès Papon (condamné
pour complicité de crimes contre l'humanité, ndlr), ou à souligner à
Lyon le bien qu'il pensait de Bruno Gollnisch (dirigeant FN, ndlr), en
sachant qu'il serait vilipendé pour tout cela". (Communiqué, samedi 25
août)
Bruno Gollnisch, secrétaire général du Front National
et opposant de Raymond Barre à l'Assemblée nationale, au conseil
régional Rhône Alpes et à la mairie de Lyon : Il rend hommage à "son
indépendance d'esprit et son sens de l'Etat".
Il a rappelé le soutien que lui avait exprimé Raymond Barre, peu après
sa condamnation pour négationnisme, lors d'une interview en mars
dernier qui avait scandalisé la communauté juive. (Déclaration, samedi
25 août)
Gauche
Gérard Collomb, sénateur-maire (PS) de Lyon :"C'est
avec beaucoup d'émotion que j'ai appris la mort de Raymond Barre. Nous
étions adversaires lors des élections municipales de 1995 mais au fil
des rencontres, il s'était tissé entre nous des relations d'estime et
je dirai même d'affection".
"Quand vous étiez en privé avec lui, c'était quelqu'un d'absolument
délicieux. C'est très largement dans son exemple que j'ai trouvé ma
propre voie pour construire cette ville. Pour moi, c'est une nouvelle
qui me bouleverse", a-t-il ajouté.
"Raymond Barre, en tant que maire de Lyon, avait peut-être découvert
une autre vision du monde. Il y travaillait avec beaucoup de
détermination", a poursuivi Gérard Collomb, soulignant l'organisation
du sommet du G7 à Lyon (1996) "moment phare dans le rayonnement de la
ville". (Déclaration, samedi 25 août)
Le Parti communiste français (PCF) : "Figure de proue
d'un centrisme bien ancré à droite, Raymond Barre fut, avec Valérie
Giscard d'Estaing, à l'origine de la première grande inflexion libérale
de la politique du gouvernement français. A la fin de sa vie, ses
prises de position condamnables, de l'attentat de la rue Copernic à
l'affaire Papon, contredisaient l'image d'homme rigoureux que voulait
laisser l'ancien premier ministre", déclare le PCF. (Communiqué, samedi
25 août)
Jean-Jack Queyranne, président PS de la Région Rhône
Alpes, nommé vice président du Grand Lyon par Raymond Barre de 1995 à
2001 : Il souligne son "étonnant esprit d'ouverture, transgressant les
frontières politiques habituelles" et salué "l'homme d'Etat au franc
parler, soucieux de l'intérêt général et attaché à la construction
européenne". (Déclaration, samedi 25 août)
François Hollande, Premier secrétaire du PS : "C'est
un authentique homme d'Etat qui disparaît, un économiste réputé, un
acteur politique original même si sa famille fut toujours celle du
centre droit qu'il servit, de son point de vue le mieux qu'il pu et
avec indépendance" note-t-il.
Le dirigeant socialiste note, à propos des récentes déclarations jugées
antisémites de Raymond Barre, que "sa liberté de parole, le conduisait
parfois à des prises de positions qui pouvaient légitimement choquer".
(Déclaration, samedi 25 août)
Jack Lang, ancien ministre socialiste : "Raymond Barre
était un homme d'Etat, un vrai. Sa stature intellectuelle et morale
forçait le respect", affirme-t-il.
"Pour ceux d'entre nous qui avions été éduqués à l'école de Pierre
Mendès France, il apparaissait d'une certaine manière comme son
équivalent à droite : rigueur, courage, passion de la vérité", a-t-il
ajouté. (Déclaration, samedi 25 août)
Pierre Mauroy, ex-Premier ministre socialiste : Il a appris "avec émotion" le décès de son prédécesseur Raymond Barre.
"Le 21 mai 1981, je lui ai succédé comme Premier ministre. Je me
souviens avec précision, à l'Hôtel Matignon, d'une passation de pouvoir
brève mais très cordiale, bien dans sa manière", écrit le président de
la Communauté urbaine de Lille
"De Raymond Barre, personnalité originale de la vie politique
française, je retiendrai la discrétion, le goût de l'indépendance, la
hauteur de vue et le sens aigu de l'Etat", poursuit Pierre Mauroy, qui
rend hommage au "brillant économiste, grand universitaire qui faisait
référence, européen convaincu et homme d'Etat respecté". (Communiqué,
samedi 25 août)
Association et institution
Laurence Parisot, présidente du patronat Français :
"C'est un des premiers, parmi les grands hommes politiques français, à
avoir su parler économie aux Français. Il l'a toujours fait avec
intelligence, sans démagogie aucune".
"Homme d'Etat libre, il incarnait avant tout la rigueur
intellectuelle", a indiqué le Medef (Mouvement des Entreprises de
France).
José Manuel Barroso, président de la Commission
européenne : Vice-président de la Commission européenne en charge des
Affaires économiques et financières de 1967 à 1973, Raymond Barre
"démontra un esprit visionnaire, élaborant en 1969 un plan de
coordination des politiques économiques et de soutien monétaire mutuel
qui préfigurait l'Union Economique et Monétaire et l'euro".
"En ce moment de tristesse (...), je souhaite rappeler la grande
contribution apportée par Raymond Barre à la construction européenne",
a souligné le président de la Commission.
"La conviction, la compétence et expérience européenne de Raymond Barre
l'ont toujours amené à concevoir la vie politique nationale en ayant à
l'esprit l'idéal, les exigences et les opportunités de l'Europe,"
a-t-il ajouté. (Communiqué, samedi 25 août)
Jacques Barrot, vice-président de la Commission en
charge des Transports, ministre du Commerce puis de la Santé de Raymond
Barre entre 1978 et 1981 : Il salue un "grand universitaire", un "homme
de culture" et un "esprit indépendant". (Déclaration, samedi 25 août)
Joaquin Almunia, commissaire européen aux Affaires
économiques et monétaires : "Raymond Barre a mis l'Europe en marche
vers l'Union Économique et Monétaire et l'euro, réalisant son
importance à la fois pour le développent économique des peuples
d'Europe et pour leur influence dans le monde".
Richard Prasquier, président du Conseil représentatif
des institutions juives de France (Crif) : Il déclare que "quand
quelqu'un meurt, l'heure n'est pas à la polémique".
"C'est quelqu'un qui a été Premier ministre et, de l'avis de tous, un
homme d'Etat. Quand quelqu'un meurt, il y a un moment pour que les
polémiques s'apaisent et puis ensuite vient le temps de l'Histoire",
a-t-il déclaré.
"Pour l'instant, nous sommes dans le temps du deuil mais il est évident
que nous maintenons tout ce que nous avons dit, aussi bien lors de
l'attentat de Copernic qu'il y a trois mois lors de l'entretien à
France-Culture", a-t-il ajouté, s'"inclinant devant la peine de la
famille".
"Le long entretien qu'il a eu à France Culture était vraiment très
structuré et réfléchi et témoignait vraiment de la profondeur d'une
réaction d'animosité vis-à-vis des juifs qui était intolérable", a
cependant relevé Richard Prasquier, ajoutant que Raymond Barre l'avait
alors "très très très profondément déçu". (Déclaration, samedi 25 août)
NOUVELOBS.COM | 27.08.2007 | 08:08
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