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août 2007 posts

jeudi 30 août 2007

FRANCOIS MITTERAND à propos de RAYMOND BARRE

Le très anticonformiste
Monsieur Barre

Cet homme là était de l’étoffe des hommes d’Etat, loin de cet obsédé de la com’ qu’est devenu l’homme politique contemporain.


UN HOMME qui détestait à ce point le "microcosme", comme il disait, c’est-à-dire la classe politique, ne pouvait être complètement mauvais. Bien au contraire. Les deux hommes qu’il admirait le plus, De Gaulle et Mendès France, partageaient sur ce point ses sentiments. Un jour que je l’interrogeais sur les raisons de cette aversion, j’entendis le si correct, le si courtois, à certains égards le si conventionnel Raymond Barre, me répondre de cette voix flûtée, inattendue dans une silhouette plutôt avantageuse : "Mais, monsieur Julliard, je les déteste parce que ce sont tous des cons !" Et comme j’esquissais, pour la forme, un mouvement de protestation, il continua pensivement, comme s’il était en train de faire cette importante découverte : Oui, tous des cons, monsieur Julliard, tous des cons, à droite surtout…"

     Une seconde chose à mes yeux plaidait en sa faveur. Il faisait la joie des caricaturistes : l’éléphant Babar, le nounours débonnaire et sentencieux du "Bébête show" et surtout le premier de classe, rigolard et déluré de Plantu dans Le Monde, monsieur Réponse à tout, s’exclamant "Fastoche !", la langue en coin, à toutes les questions posées, tandis que ses rivaux sèchent lamentablement…

      Tombé dans la politique un peu par hasard, grâce à Jean-Marcel Jeanneney, ministre de l’Industrie et du Commerce du général de Gaulle, qui en avait fait son directeur de cabinet, il avait fini par transformer en dissidence volontaire l’ostracisme dans lequel il était tenu. Prof il était, prof il entendait demeurer, faisant d’une impopularité délibérée une sorte de marque de fabrique. C’est à cet anticonformisme systématique et au refus de faire amende honorable que j’attribue les deux accès d’antisémitisme qu’on lui reproche à juste raison. Lors de l’attentat de la rue Copernic où il paraît opposer aux victimes juives des "Français innocents". Et plus récemment, la dénonciation, comme François Mitterrand, du "lobby juif" dans la société française. Barre n’est pas antisémite, mais il déteste le politiquement correct sous toutes ses formes. De même, agacé par le mélange de perfidie et de cautèle des nationalistes corses, il retrouve à leur égard des accents gaulliens et expéditifs : "S’ils veulent leur indépendance, qu’ils la prennent !"

     Le jovial grognon de la scène politique avait commencé en Père Fouettard. Arrivé à Matignon en 1976, à la suite de la démission fracassante de Jacques Chirac et du premier choc pétrolier (1974), il ne promet aux Français que de la sueur et des larmes. Il incarne alors, aux côtés de Valéry Giscard d’Estaing, une sorte de centrisme de crise. Entouré d’hommes de valeur comme Jean-Claude Casanova et Raymond Soubie, il réussit la reconversion de la sidérurgie française au moindre coût économique et social. Les centrales syndicales se souviennent encore du quinquennat de Raymond Barre à Matignon (1976-1981) comme de l’âge d’or des relations sociales dans ce pays, où le dialogue est franc et les promesses tenues. Le "parler vrai", expression de Bernanos que l’on a appliquée à Michel Rocard est alors mis au service d’un patriotisme exigeant et d’un pessimisme tonique. Ah ! il n’est pas cet obsédé de la com qu’est devenu l’homme politique contemporain, Raymond Barre. Le grand style en moins, il a retenu toute sa vie quelque chose des postures du général de Gaulle, à commencer par une religion très française du rôle et des responsabilités de l’Etat. C’est pourquoi je veux laisser, à son sujet, le dernier mot à François Mitterrand.

- Savez-vous, me dit-il un jour, pourquoi je me suis représenté en 1988 à la Présidence ?

- Je serais bien aise de le savoir…

- Parce que je pense que votre ami Rocard aurait été irrémédiablement battu. Et que Jacques Chirac l’aurait emporté sur Raymond Barre. Or je ne voulais pas laisser le pouvoir à Jacques Chirac.

- Et si vous aviez pensé que Raymond Barre pût gagner ?

- Alors, là, c’est autre chose, car celui-là est un homme d’Etat…

Jacques Juliard NOUVELOBS.COM, le lercredi 29 août 2007

lundi 27 août 2007

Les réactions à la mort de Raymond Barre

Voici les réactions à la mort de l'ancien Premier ministre Raymond Barre, survenue, samedi 25 août.

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Centre

François Bayrou, président de l'UDF et fondateur du MoDem : "Ce sont beaucoup de souvenirs, beaucoup d'années d'engagement", a-t-il déclaré.
"Raymond Barre a été soutenu, admiré, aimé, par beaucoup de Français, parce qu'il était un homme d'État, c'est-à-dire quelqu'un qui mettait l'intérêt général de son pays au-dessus des intérêts particuliers des clans, des partis, ou des hommes. Y compris au-dessus de ses intérêts personnels", a-t-il estimé.
"C'est ainsi qu'un lien particulier s'était créé entre les Français et lui. Il inspirait confiance, sa parole était crédible, y compris auprès de ceux qui ne partageaient pas ses idées", a-t-il ajouté.
"Et il tenait le cap. Il suffit de rappeler que, Premier ministre de Valéry Giscard d'Estaing, dans une des périodes les plus difficiles de notre histoire récente, la France est en 1981 un pays modernisé et les moins endettés du monde occidental", a souligné le leader centriste.
"Il y avait en lui un goût de la liberté qu'il défendait avec drôlerie, avec jubilation, parfois avec provocation, refusant les compromissions habituelles à un monde politique auquel il apportait courage et altitude", a-t-il ajouté.
Interrogé sur les propos antisémites tenus par Raymond Barre le 1er mars 2007 sur France Culture, François Bayrou a reconnu: "cela a été pour nous tous un moment de grande tristesse".
"Que dans la dernière émission que la maladie lui ait permise de faire, il ait eu cette expression, inacceptable, cela a peiné beaucoup de ses amis, beaucoup de ceux qui l'ont suivi. Cela prouve que les hommes, même quand ils sont grands, ont leurs faiblesses, leurs taches noires qu'il faut regarder en face", a-t-il dit. (Déclaration, samedi 25 août)

Anne-Marie Comparini, conseillère régionale de Rhône-Alpes (Modem), attachée parlementaire puis adjointe à la mairie de Lyon de Raymond Barre pendant un quart de siècle : "J'ai été très émue d'apprendre la nouvelle".
"C'était un homme de vision, j'ai pu constater sa faculté de pressentir et d'anticiper les changements qui affectent la vie collective, tels que le développement de l'économie mondiale ou l'émergence de pays comme la Chine ou l'Inde", a-t-elle souligné.
"Il avait une volonté farouche d'aider les Français à s'inscrire dans ces changements, et il les croyait capables de s'y adapter", a-t-elle ajouté.
Anne-Marie Comparini a salué "les capacités intellectuelles hors du commun" de son ancien mentor, doublées de "belles qualités humaines": "l'attention à chacun, et le respect des autres, qu'ils partagent ou non ses idées politiques".
"Il était capable dans la même heure de se pencher sur le dossier de la monnaie allemande puis d'écouter les doléances de Lyonnais en difficulté, avec la même attention: il aimait mêler ainsi la théorie et les grandes idées politiques avec leur application quotidienne", se souvient-elle. (Déclaration, samedi 25 août)

Droite

Nicolas Sarkozy
, Président de la République : Il salue un "esprit libre et indépendant" et un "personnage à part dans le personnel politique français". "Représentant éminent de l'école française de science économique, il eut la volonté de mettre son savoir au service de la cité, toujours fidèle dans son engagement, à ses convictions européennes, libérales et sociales." Caractérisé comme un "esprit libre et indépendant", l'ancien Premier ministre de Valéry Giscard d'Estaing était, selon l'Elysée, "un personnage à part dans le personnel politique français" du fait de "son expérience internationale et (de) sa hauteur de vues". (Communiqué, samedi 25 août)

Valéry Giscard d'Estaing, ancien Président de la République : "La France vient de perdre un de ses meilleurs serviteurs", en apprenant le décès de son ancien Premier ministre Raymond Barre.
"Son action s'inscrivait dans la grande ligne de ceux qui depuis Colbert ont construit la prospérité de notre pays", a déclaré VGE. "Raymond Barre était un homme d'Etat qui ne poursuivait aucun objectif personnel mais qui cherchait à assurer par une compétence exceptionnelle et un travail acharné le bien être de notre pays", poursuit l'ancien président.
"Le milieu politique a eu du mal à comprendre sa démarche solitaire et désintéressée qui était trop éloignée de ses habitudes. Et l'opinion publique n'a réalisé que tardivement qu'il travaillait en réalité pour son bien", ajoute VGE.
Valéry Giscard d'Estaing explique que Raymond Barre était pour lui "un compagnon de route", et ajoute: "Quand nous avons quitté le pouvoir ensemble en 1981, la France était malgré les deux chocs pétroliers, dans une situation qu'elle n'a jamais retrouvé depuis: une dette réduite, un déficit budgétaire de 1,1 %, un nombre de chômeurs inférieur à celui d'aujourd'hui". (Communiqué, samedi 25 août)

Jacques Chirac, ancien Président de la République : Il a salué en Raymond Barre "un grand économiste" et un "grand européen".
"C'est avec beaucoup de tristesse que le président Jacques Chirac a appris le décès de M. Raymond Barre. Avec lui la France perd un grand économiste, un homme politique résolument engagé pour la modernisation du pays, et un grand européen", le bureau de l'ancien chef de l'Etat.
"A son épouse, à ses enfants et à sa famille, il présente en son nom et au nom de sa femme, ses plus sincères condoléances". (Communiqué, samedi 25 août)

François Fillon, Premier ministre : Il a salué en Raymond Barre "son esprit indépendant, son courage et sa franchise mis au service de l'intérêt général".
"Raymond Barre aura incarné toutes les facettes de l'homme politique français et porté haut les valeurs d'exigence morale et de rigueur".
Raymond Barre, de 1976 à 1981, "dut mener une courageuse politique d'austérité en réaction aux chocs pétroliers. Demeuré malgré cela l'un des hommes politiques français les plus respectés et les plus populaires, son parcours démontre qu'il n'y a pas d'autre chemin que de dire la vérité aux Français et de prendre résolument des mesures parfois difficiles".
Matignon salue également "un européen convaincu" et "un maire attentif et aimé" pou les Lyonnais. (Communiqué, samedi 25 août)

Hervé Morin, ministre de la défense : "Raymond Barre faisait partie des grands hommes d'Etat de la cinquième République qui n'ont jamais cédé à la démagogie ni au compromis, plaçant toujours l'intérêt général au premier plan de l'action politique.
"Brillant universitaire, professeur d'économie dont l'expertise avait dépassé les frontières nationales, il avait eu le courage de s'engager au service de la cité, confrontant ainsi son enseignement théorique à la difficile pratique politique." (Déclaration, samedi 25 août)

Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale : "L'action et la vie politique de Raymond Barre auront été marquées par sa grande rigueur intellectuelle, son indépendance et son humanisme.
"Son engagement politique aura été total: européen convaincu, serviteur de l'Etat, et notamment comme député maire de Lyon, ville pour laquelle il s'est totalement et particulièrement investi, Raymond Barre a fait preuve tout au long de son parcours universitaire et politique de la même exigence morale et rigueur intellectuelle au service de la France et des Français". (Déclaration, samedi 25 août)

Christian Poncelet, Président du Sénat : "Le Président du Sénat, qui a eu l'honneur de participer à plusieurs gouvernements aux côtés de Raymond Barre, salue la droiture, le courage et la fermeté, alliés à une parole forte et libre, de celui qui restera un des grands hommes d'Etat de la Vème République." (Communiqué, samedi 25 août)

Alain Juppé, ancien Premier ministre, maire de Bordeaux : "C'est une personnalité éminente qui disparaît. C'était un homme de savoir, notamment dans le domaine économique. Ses cours à Sciences po ont fait référence pour des générations d'étudiants, parmi lesquels je compte. Il connaissait aussi le monde et la diplomatie."
"J'appréciais chez lui sa finesse et un solide bon sens. Je tiens à saluer son courage et à souligner que c'est un homme qui ignorait la démagogie, capable de prendre des décisions impopulaires", a-t-il ajouté, se souvenant du soutien que lui avait apporté Raymond Barre lorsqu'il était à Matignon, entre 1995 et 1997. (Déclaration, samedi 25 août)

Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication : Elle salue "l'implication dans le domaine culturel" de Raymond Barre.
"Au-delà de sa sensibilité à la création et à la musique que prouvait son attachement à l'Orchestre national de Lyon, il a été notamment à l'origine de l'inscription de la ville de Lyon au patrimoine mondial de l'Unesco", souligne-t-elle.
"Dès son élection à la tête de la municipalité, Raymond Barre a porté une vision dynamique du patrimoine. Il a promu l'idée que 2.000 ans d'évolution de l'architecture et de l'urbanisme, dans le site exceptionnel de la vallée du Rhône, méritaient d'être reconnus au plus haut niveau international", ajoute la ministre.
Sa démarche "entreprise avec détermination en 1996 a abouti, en décembre 1998, à la première inscription d'une ville française au patrimoine mondial après la ville de Porto au Portugal", conclut-elle. (Communiqué, samedi 25 août)

Michel Noir, maire RPR de Lyon de 1989 à 1995 : Il salue "l'homme d'Etat, pour qui l'intérêt général du pays prévalait sur les tactiques et les manoeuvres politiciennes", soulignant sa "fidélité à Lyon" et son "indispensable vision internationale". (Déclaration, samedi 25 août)

Dominique Perben, député et candidat UMP à la mairie de Lyon : Il salue "l'homme d'Etat, l'économiste et le maire de Lyon", soulignant "son indépendance d'esprit et sa lucidité parfois caustique". (Déclaration, samedi 25 août)

Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire UMP de Marseille : Il a appris "avec tristesse" le décès de Raymond Barre et salue "la mémoire de cet économiste qui fut un homme d'Etat en contribuant à la consolidation de l'Union européenne".
Il salue également "le travail de ce grand serviteur de la France, de cet acteur majeur de la politique nationale, en tant que député du Rhône et aussi en tant que maire de Lyon" (Communiqué, samedi 25 août).

Daniel Hoeffel, membre du gouvernement de Raymond Barre de 1978 à 1981 : Il rend hommage "à l'Européen de conviction respecté de ses partenaires" ainsi qu'à "l'homme d'Etat soucieux d'un langage de vérité et d'une gestion rigoureuse".
"L'Alsace perd en Raymond Barre un homme qui aux côtés de Valery Giscard d'Estaing avait en permanence le souci du rayonnement européen de Strasbourg et de l'Alsace" ajoute l'ancien ministre des Transports. (Déclaration, samedi 25 août)

Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche : Elle rend "hommage au professeur d'université, attaché à l'excellence de l'université française et à son rayonnement international".
"Il a été une figure du monde universitaire qui a porté les disciplines économiques et qui a marqué par son enseignement des milliers d'étudiants", a-t-elle ajouté. (Communiqué, samedi 25 août).

Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur : "Ayant eu la chance d'approcher cet homme d'Etat, de bénéficier de ses avis et de ses conseils, j'ai pu apprécier son intransigeance intellectuelle, sa générosité, son humanité et sa très grande gentillesse", a-t-elle déclaré.
"Brillant universitaire, professeur d'économie dont l'expertise avait dépassé les frontières nationales, il fut aussi un homme d'Etat. De la commission européenne, dont il fut le vice-président, aux responsabilités de chef du gouvernement qu'il a assumées pendant près de cinq ans, puis de député et de maire de la deuxième ville de France, il a consacré en permanence son action à la République et au bien public", poursuit la ministre.
"Raymond Barre a eu le courage de s'engager au service de la cité, confrontant ainsi son enseignement de la théorie de l'économie politique à la difficile pratique politique", déclare encore Michèle Alliot-Marie. (Communiqué, samedi 25 août)

Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre: Raymond Barre "restera comme celui qui a incarné la vision gaullienne de la fonction de Premier ministre: 'durer et endurer'".
"Il a mis son courage, son honnêteté et son désintéressement personnel au service d'une haute idée de la France", a-t-il ajouté. (Communiqué, samedi 25 août)

Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale : "Il était à mes yeux une des personnalités les plus insolites de la vie politique française, un homme d'État avisé, d'une rigueur morale et intellectuelle sans commun".
"Soucieux du seul intérêt général, quelque charge qu'il assumât, il avait en aversion la démagogie, le cynisme et l'ignorance. C'était un homme de vérité, au point que le courage de ses opinions pouvait le pousser à prendre les idées reçues à rebours", a-t-il ajouté.
Relevant qu'il a "apporté de la modernité et de la réforme à notre pays, au point de devenir populaire en France et à l'étranger", Xavier Darcos affirme perdre "un ami et un guide". (Déclaration, samedi 25 août)

Christine Lagarde, ministre de l'Economie : "Il fut un des défenseurs courageux et éclairés de la théorie libérale en France", souligne-t-elle, ajoutant "être fière d'avoir été honorée de son amitié".
"Européen convaincu, Raymond Barre restera comme l'un des principaux artisans de la construction de l'union économique et monétaire, devenue un élément essentiel de la stabilité de nos économies d'aujourd'hui", indique-t-elle.
"La France vient de perdre un homme d'Etat et un économiste hors pair", conclut-elle. (Déclaration, samedi 25 août)

André Santini, secrétaire d'Etat à la Fonction publique : "La France vient de perdre avec Raymond Barre un homme d'Etat et un économiste hors pair. Cette double fonction était complétée par une grande qualité humaine et une grande modestie." (Déclaration, samedi 25 août)

André Rossinot, co-président du parti radical (associé à l'UMP) : "Il fut une référence dans la vie politique française, un sage, un esprit indépendant qui raisonnait juste, laissant pourtant sa parole parfois trop libre, au risque de heurter certaines opinions". (Déclaration, samedi 25 août)

Jean-Marie Le Pen, chef du Front national : "Raymond Barre était un honnête homme, et ceux qui aujourd'hui font semblant de lui rendre hommage feraient bien de s'inspirer de son exemple", écrit-il.
Bien que "mondialiste et européiste" selon le FN, Raymond Barre a été, d'après Jean-Marie Le Pen, "l'une des très rares personnalités de la classe politique à ne pas participer à la diabolisation du Front National".
"Il a toujours montré une grande indépendance d'esprit vis-à-vis du microcosme politiquement correct", écrit-il, "n'hésitant pas notamment à rappeler les valeurs du travail, de la famille et de la patrie (les trois mots formant la devise du régime de Vichy, ndlr), à dire ouvertement ce qu'était le vrai fondement du procès Papon (condamné pour complicité de crimes contre l'humanité, ndlr), ou à souligner à Lyon le bien qu'il pensait de Bruno Gollnisch (dirigeant FN, ndlr), en sachant qu'il serait vilipendé pour tout cela". (Communiqué, samedi 25 août)

Bruno Gollnisch, secrétaire général du Front National et opposant de Raymond Barre à l'Assemblée nationale, au conseil régional Rhône Alpes et à la mairie de Lyon : Il rend hommage à "son indépendance d'esprit et son sens de l'Etat".
Il a rappelé le soutien que lui avait exprimé Raymond Barre, peu après sa condamnation pour négationnisme, lors d'une interview en mars dernier qui avait scandalisé la communauté juive. (Déclaration, samedi 25 août)

Gauche

Gérard Collomb, sénateur-maire (PS) de Lyon :"C'est avec beaucoup d'émotion que j'ai appris la mort de Raymond Barre. Nous étions adversaires lors des élections municipales de 1995 mais au fil des rencontres, il s'était tissé entre nous des relations d'estime et je dirai même d'affection".
"Quand vous étiez en privé avec lui, c'était quelqu'un d'absolument délicieux. C'est très largement dans son exemple que j'ai trouvé ma propre voie pour construire cette ville. Pour moi, c'est une nouvelle qui me bouleverse", a-t-il ajouté.
"Raymond Barre, en tant que maire de Lyon, avait peut-être découvert une autre vision du monde. Il y travaillait avec beaucoup de détermination", a poursuivi Gérard Collomb, soulignant l'organisation du sommet du G7 à Lyon (1996) "moment phare dans le rayonnement de la ville". (Déclaration, samedi 25 août)

Le Parti communiste français (PCF) : "Figure de proue d'un centrisme bien ancré à droite, Raymond Barre fut, avec Valérie Giscard d'Estaing, à l'origine de la première grande inflexion libérale de la politique du gouvernement français. A la fin de sa vie, ses prises de position condamnables, de l'attentat de la rue Copernic à l'affaire Papon, contredisaient l'image d'homme rigoureux que voulait laisser l'ancien premier ministre", déclare le PCF. (Communiqué, samedi 25 août)

Jean-Jack Queyranne, président PS de la Région Rhône Alpes, nommé vice président du Grand Lyon par Raymond Barre de 1995 à 2001 : Il souligne son "étonnant esprit d'ouverture, transgressant les frontières politiques habituelles" et salué "l'homme d'Etat au franc parler, soucieux de l'intérêt général et attaché à la construction européenne". (Déclaration, samedi 25 août)

François Hollande, Premier secrétaire du PS : "C'est un authentique homme d'Etat qui disparaît, un économiste réputé, un acteur politique original même si sa famille fut toujours celle du centre droit qu'il servit, de son point de vue le mieux qu'il pu et avec indépendance" note-t-il.
Le dirigeant socialiste note, à propos des récentes déclarations jugées antisémites de Raymond Barre, que "sa liberté de parole, le conduisait parfois à des prises de positions qui pouvaient légitimement choquer". (Déclaration, samedi 25 août)

Jack Lang, ancien ministre socialiste : "Raymond Barre était un homme d'Etat, un vrai. Sa stature intellectuelle et morale forçait le respect", affirme-t-il.
"Pour ceux d'entre nous qui avions été éduqués à l'école de Pierre Mendès France, il apparaissait d'une certaine manière comme son équivalent à droite : rigueur, courage, passion de la vérité", a-t-il ajouté. (Déclaration, samedi 25 août)

Pierre Mauroy, ex-Premier ministre socialiste : Il a appris "avec émotion" le décès de son prédécesseur Raymond Barre.
"Le 21 mai 1981, je lui ai succédé comme Premier ministre. Je me souviens avec précision, à l'Hôtel Matignon, d'une passation de pouvoir brève mais très cordiale, bien dans sa manière", écrit le président de la Communauté urbaine de Lille
"De Raymond Barre, personnalité originale de la vie politique française, je retiendrai la discrétion, le goût de l'indépendance, la hauteur de vue et le sens aigu de l'Etat", poursuit Pierre Mauroy, qui rend hommage au "brillant économiste, grand universitaire qui faisait référence, européen convaincu et homme d'Etat respecté". (Communiqué, samedi 25 août)

Association et institution

Laurence Parisot, présidente du patronat Français : "C'est un des premiers, parmi les grands hommes politiques français, à avoir su parler économie aux Français. Il l'a toujours fait avec intelligence, sans démagogie aucune".
"Homme d'Etat libre, il incarnait avant tout la rigueur intellectuelle", a indiqué le Medef (Mouvement des Entreprises de France).

José Manuel Barroso, président de la Commission européenne : Vice-président de la Commission européenne en charge des Affaires économiques et financières de 1967 à 1973, Raymond Barre "démontra un esprit visionnaire, élaborant en 1969 un plan de coordination des politiques économiques et de soutien monétaire mutuel qui préfigurait l'Union Economique et Monétaire et l'euro".
"En ce moment de tristesse (...), je souhaite rappeler la grande contribution apportée par Raymond Barre à la construction européenne", a souligné le président de la Commission.
"La conviction, la compétence et expérience européenne de Raymond Barre l'ont toujours amené à concevoir la vie politique nationale en ayant à l'esprit l'idéal, les exigences et les opportunités de l'Europe," a-t-il ajouté. (Communiqué, samedi 25 août)

Jacques Barrot, vice-président de la Commission en charge des Transports, ministre du Commerce puis de la Santé de Raymond Barre entre 1978 et 1981 : Il salue un "grand universitaire", un "homme de culture" et un "esprit indépendant". (Déclaration, samedi 25 août)

Joaquin Almunia, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires : "Raymond Barre a mis l'Europe en marche vers l'Union Économique et Monétaire et l'euro, réalisant son importance à la fois pour le développent économique des peuples d'Europe et pour leur influence dans le monde".

Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) : Il déclare que "quand quelqu'un meurt, l'heure n'est pas à la polémique".
"C'est quelqu'un qui a été Premier ministre et, de l'avis de tous, un homme d'Etat. Quand quelqu'un meurt, il y a un moment pour que les polémiques s'apaisent et puis ensuite vient le temps de l'Histoire", a-t-il déclaré.
"Pour l'instant, nous sommes dans le temps du deuil mais il est évident que nous maintenons tout ce que nous avons dit, aussi bien lors de l'attentat de Copernic qu'il y a trois mois lors de l'entretien à France-Culture", a-t-il ajouté, s'"inclinant devant la peine de la famille".
"Le long entretien qu'il a eu à France Culture était vraiment très structuré et réfléchi et témoignait vraiment de la profondeur d'une réaction d'animosité vis-à-vis des juifs qui était intolérable", a cependant relevé Richard Prasquier, ajoutant que Raymond Barre l'avait alors "très très très profondément déçu". (Déclaration, samedi 25 août)

NOUVELOBS.COM | 27.08.2007 | 08:08

Raymond Barre inhumé mercredi à Paris

L’ancien premier ministre s’est éteint samedi matin à l’âge de 83 ans, à l'hôpital militaire parisien du Val-de-Grâce. La ville et le diocèse de Lyon ont annoncé plusieurs rendez-vous pour lui rendre hommage.

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Raymond Barre est mort tôt samedi matin à l'hôpital militaire du Val de Grâce à Paris, où il était hospitalisé depuis avril dernier pour des problèmes cardiaques.

L'ancien premier ministre (1976-1981) et ancien maire de Lyon avait été hospitalisé à Monaco à la suite d'un malaise survenu dans sa maison de Saint-Jean-Cap-Ferrat, avant d'être transféré par hélicoptère le 11 avril vers l'hôpital militaire parisien et admis au service de cardiologie.

Ses obsèques "devraient avoir lieu mercredi à 15h30 dans la chapelle du Val-de-Grâce", selon une source proche de la famille. La cérémonie devrait être simple, dans cette chapelle qui ne compte que 350 places. L'ancien premier ministre sera ensuite inhumé dans l'intimité familiale dans un lieu qui n'a pas été communiqué. Les personnes qui voudront se recueillir devant sa dépouille pourront le faire au Val-de-Grâce lundi et mardi, entre 9 et 18 heures.

Cérémonies et drapeaux en berne

 
Parallèlement, le diocèse et la mairie de Lyon ont fait savoir que deux messes étaient prévues à la cathédrale Saint-Jean Baptiste à la mémoire de l'ancien maire. Dimanche, lors de la messe dominicale, le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, priera à 10h30 pour Raymond Barre, et une "messe plus officielle aura lieu le jeudi 30 août à 19 heures, avec les élus, et les personnalités civiles et militaires de la ville", a annoncé le père Vincent Feroldi, porte-parole du diocèse.

A la mairie, on précise par ailleurs que "les drapeaux de l’hôtel de ville ont été mis en berne samedi matin" et qu'un "registre a été mis à la disposition des Lyonnais et des Lyonnaises qui veulent écrire quelques mots en mémoire de l'ancien maire". Une veillée, avec des moments de recueillement et des discours, sera organisée dans les salons de l'Hôtel de ville lundi à 19 heures.

De Valéry Giscard d’Estaing à Nicolas Sarkozy, en passant par Gérard Collomb, les réactions et hommages se sont multipliés dès samedi matin.

J.C. (lefigaro.fr) avec AFP et AP. Publié le  25 août 2007

 

jeudi 23 août 2007

MEDEF UNIVERSITE 29-31 AOUT 2007
















Au fil des ans, l’Université d’été du MEDEF
s’est imposée comme un événement incontournable. Cette notoriété est le fruit de l’alchimie unique que nous avons su créer. Chaque année, dans cet écrin de verdure qu’est le campus d’HEC, nous rassemblons un plateau exceptionnel d’intervenants. Exceptionnel par sa diversité, mais aussi par sa haute tenue intellectuelle : des artistes, des chefs d’entreprise, des universitaires, des journalistes, des dirigeants politiques viennent ainsi débattre, échanger leurs idées… pour le plus grand bonheur du public présent. L’an passé, dans une atmosphère très conviviale, plus de 3000 participants, chefs d’entreprise pour la plupart, se sont pressés pour écouter de prestigieux orateurs : Nicolas Sarkozy, Manuel Barroso, François Bayrou, Jean-Pierre Raffarin, Carlos Ghosn, et bien d’autres encore… Pas moins de 200 journalistes, dont de nombreux représentants de la presse internationale, ont couvert l’événement. L’édition 2007 de notre Université d’été sera, j’en suis sûre, un grand cru. Après un printemps fortement centré sur l’actualité politique française, nous avons voulu ouvrir les portes et les fenêtres pour respirer le grand air de l’international. Au menu de la réflexion, le thème Jouer le jeu.



Jouer le jeu

Les règles du jeu ont changé. De nouveaux rapports humains, de nouveaux principes, de nouveaux impératifs organisent désormais notre monde. Jouer le jeu, c’est prendre connaissance de ces nouvelles règles, en accepter la lettre et en cultiver l’esprit. Jouer le jeu, c’est respecter ses partenaires ; c’est créer les conditions d’une confiance mutuelle, en tenant ses engagements et ses promesses. Jouer le jeu, c’est également être loyal à l’égard des arbitres, en cessant de les contester ou de les discréditer. Jouer le jeu, c’est enfin vouloir construire avec et non pas contre ; c’est être équitable, en faisant en sorte que chacun ait sa chance.

L’entreprise, c’est la vie !
Laurence Parisot, présidente du Medef

vers le Congrès du Mouvement Démocrate

Forum des Démocrates

Seignosse - 13 au 16 septembre 2007

par François Bayrou

                     


 

Chers amis, Je suis très heureux de vous convier au Forum des Démocrates, qui aura lieu du 13 au 16 septembre 2007 à Seignosse, dans les Landes. Cette manifestation constitue une étape importante avant le congrès constitutif du Mouvement Démocrate. Au cours des ces quatre journées de travail, nous allons réfléchir, ensemble, aux grands sujets qui constitueront les prémices de notre projet, aux règles d’organisation interne de notre mouvement et à la préparation des élections municipales.

Vous trouverez sur le site du forum des démocrates le pré-programme de ces journées, qui comprendront des séances plénières thématiques, des ateliers de réflexion et de formation, deux débats de politique générale en soirée, ainsi que les animations traditionnelles.

Je vous invite à profiter des congés estivaux pour réfléchir à ces différents sujets, en nous adressant, si vous le souhaitez, vos contributions
- par mail : contributions@forumdesdemocrates.fr
- ou par courrier : Forum des démocrates, 133 bis rue de l’Université 75007 Paris

Je compte sur votre présence effective à Seignosse et vous assure, chers amis, de ma fidèle amitié.

François Bayrou

mardi 21 août 2007

A Puteaux, les places pour handicapés surveillées à distance

Une heureuse initiative est actuellement testée dans notre ville

276182447_3 A Puteaux, toutes les places de stationnement réservées aux handicapés seront bientôt équipées d'un système de surveillance. Celui-ci est déjà expérimenté sur deux emplacements, rue Chantecoq et dans le parking Mars-et-Roty. Le conseil municipal de Puteaux a décidé, à l'unanimité, de conclure un marché négocié sans mise en concurrence et sans publicité avec le groupement Technolia France/Firalp pour la fourniture et la pose de ce système télécommunicant sur 49 emplacements pour handicapés.

Le dispositif fonctionne avec une borne et une carte. Lorsqu'un véhicule se gare sur la place, sa présence est immédiatement détectée. Un message lumineux s'affiche sur la borne, demandant au conducteur de présenter sa carte d'invalidité. Si l'automobiliste ne met pas en contact son badge avec la borne, ou si celui-ci n'est pas valable (carte volée, par exemple), la police est alertée sur-le-champ  par SMS.

A Puteaux, les policiers municipaux n'ont pas besoin d'aller très loin : la place de la rue Chantecoq est située en face de leurs locaux. Dans le département, des bornes surveillant électroniquement les places réservées aux personnes handicapées sont déjà installées à Boulogne-Billancourt, dans le parking du centre commercial les Passages-de-l'Hôtel-de-Ville.

Baptisé Statio'Pass, ce système est développé par la société française Technolia. « Quand j'ai mis au point le concept, j'avais deux objectifs : mieux informer les gens pour les dissuader de se garer sur ces places réservées, et leur rappeler les risques encourus, 135 € d'amende », explique Marc de La Croix Vaubois, cofondateur de cette société née fin 2003. Les bornes peuvent être paramétrées selon les attentes des mairies.
« Une fois la présence de la voiture détectée, on laisse deux à trois minutes au conducteur pour présenter son badge. On peut laisser encore deux minutes avant de déclencher l'alerte », ajoute le concepteur. Selon lui, le système est dissuasif : « D'après nos statistiques, 60 % des véhicules repartent dans les deux minutes, avant l'apparition du logo indiquant que le véhicule est en infraction. » Ce qui tend à prouver que les automobilistes, une fois la borne repérée, préfèrent chercher une place ailleurs plutôt que prendre le risque d'être verbalisés.

Ces bornes sont actuellement testées dans plusieurs villes et centres commerciaux de la région parisienne, mais aussi en province et à l'étranger (en Espagne). Le badge (de la taille d'une carte de crédit) est disponible, gratuitement et sur présentation de la carte d'invalidité, dans les villes équipées.

Technolia a également conçu des bornes télécommunicantes pour limiter la durée du stationnement. Au bout d'un temps de stationnement fixé par la commune (dix minutes, vingt minutes...), la borne Statio'Minute informe soit un PC de sécurité, soit un service de police, de la présence d'un véhicule en infraction. Et un compteur de dépassement de temps se met en route ! Trois emplacements équipés de bornes de stationnement à durée limitée sont opérationnels à Issy les Moulineaux depuis le mois de juin. Les services de la ville réfléchissent actuellement à l'aménagement de nouveaux emplacements, sur des sites « sensibles » comme les sorties d'école.

(article du Parisien du 21 août 2008)

Jean-Bernard

jeudi 16 août 2007

Tellement d'actualité ! (à Puteaux ... )

A Puteaux, donnons-nous des élus dont nous serons fiers !

Le Parisien a publié un sondage qui devrait nous interpeller tous : 76% des Français n'ont pas confiance dans leurs élus, 85% pensent qu'ils se préoccupent surtout de leur carrière, 62% qu'ils sont coupés de la vraie vie et 49% qu'ils sont corrompus !

Comment ne pas rapprocher les résultats de cette enquête avec ce qui se passe dans notre ville : regardez l'image déplorable que l'actuelle majorité municipale de Puteaux est en train de donner !

Plus généralement dans une commune, quand pour obtenir une place en crèche, vos amis vous recommandent d'écrire une lettre aimable au maire, quand on vous prévient que si vous n'êtes pas inscrit sur les listes électorales toute sollicitation est inutile, quand on vous raconte comment untel a obtenu un logement en 3 jours, quand finalement vous vous soumettez au "système" parce que "ça marche comme ça"... comment ne pas être révolté ? comment ne pas espérer du changement ? et comment ne pas s'apercevoir que tout cela en fin de compte met gravement en danger notre démocratie ?

A Puteaux, nous avons besoin d'élus dont nous pourrons être fiers, d'élus qui agiront dans l'intérêt général, pour mener une politique plus juste.

Mais pour cela, il faut que nous nous mobilisions. Car, une chose est claire, c'est nous qui désignons ces élus ! S'ils sont mauvais, c'est qu'à un moment donné, nous n'avons pas fait le bon choix. La prochaine fois, il nous faudra ne plus nous tromper !

cf. MonPuteaux.com le 10/10/2005 !!!!

mardi 14 août 2007

Destruction de logements à Puteaux

Cet été, un immeuble situé au 19 rue des Pavillons, dans le bas de Puteaux, a été détruit. pendant un temps, il avait été évoqué l'éventualité de la construction d'une crèche à cet endroit. Projet finalement abandonné, car c'est une résidence de grand standing qui va voir le jour dans les prochains mois. C'est dommage que le projet initial n'est pas abouti, car lorsque l'on compare le nombre de crèches dans les autres villes des Hauts de Seine, Puteaux n'arrive pas en tête de peloton (cf tableau joint Téléchargement crches_dans_le_92.pdf)

Notre ville manque, au regard de sa population, de certains équipements et de logements sociaux.

Jean-Bernard

vendredi 10 août 2007

Après sa mise en examen, Charles Ceccaldi-Raynaud proclame son "innocence totale"

Mis en examen pour favoritisme dans l'affaire de l'attribution du marché public du chauffage de La Défense, Charles Ceccaldi-Raynaud, ancien sénateur maire de Puteaux et président du Sicudef a transmis le communiqué suivant aux médias :

"Ma mise en examen, sur mon lieu familial de vacances, par un juge en déplacement à Porto Vecchio après les poursuites engagées contre des sommités privés du chauffage urbain, n’a rien d’innocent. L’innocence c’est moi.
Il s’agit d’obliger le Syndicat du chauffage urbain, qui s’y refuse nécessairement, à chauffer illégalement des immeubles « prestigieux » dont la construction doit intervenir à Nanterre.
Cette extension du périmètre d’adjudication, en rupture de l’égalité des candidats, sans la baisse des tarifs que j’ai été le premier à réclamer, constitue un délit que les activistes des raccordements extérieurs voudraient cacher derrière des fautes imaginaires.
Les 100 millions de francs que je suis censé avoir détournés ont été utilisés par Climadef illégalement sans autorisation du Syndicat pour déplacer les tours aéroréfrigérantes trop proches des habitations, sans participation financière des actionnaires. Un procès est engagé.
La Chambre Régionale des Comptes n’a rien découvert qui ne soit connu. L’instruction contre X dure depuis 7 ans. Une quinzaine de perquisitions, y compris au Sénat, se sont révélées infructueuses. Le Code autorise les candidatures de sociétés en formation. Aucun favoritisme n’a influencé les décisions du Comité prises à l’unanimité dans une salle où tous les projets étaient exposés. Une seconde réunion de la Commission d’Appel d’Offres et du Comité a confirmé la première.
Les Professeurs agrégés consultés par le Sicudef, qui ont suivi la procédure du commencement à la fin, ont attesté de sa parfaite conformité au droit.
La Commission nationale de la transparence m’a donné quitus.
A la fin de mon audition, j’ai proclamé solennellement mon innocence totale. J’ajoute que j’ai été entendu sur le fond sans avocat au concours duquel il m’a été conseillé de renoncer pour le moment.
Plutôt que de chercher à étendre le périmètre de la concession, il vaudrait mieux, de la part des autorités, obliger les dirigeants d’Enertherm à baisser leurs prix et à réaliser des investissements conformes à leur offre.
Plutôt que de poursuivre dans le vide, il vaudrait mieux féliciter ceux qui ont réussi à rétablir le chauffage pour 30 000 personnes dans une action associant rapidité et légalité.
Charles CECCALDI-RAYNAUD"

Dans ce communiqué, Charles Ceccaldi n'apporte pas d'éléments concrets sur les questions posées par l'enquête à propos du favoritisme, de la corruption et de l'abus de biens sociaux. Il se place en victime, en tant que président du Sicudef, c'est à dire du syndicat regroupant les communes concernées par la chaufferie de La Défense, affirmant avoir rétabli le chauffage pour 30.000 personnes, alors que c'est lui même en août 2002 qui, par -au minimum- une absence d'anticipation, avait provoqué la coupure !


Christophe Grébert sur monputeaux.com 

L'ancien maire de Puteaux mis en examen pour "favoritisme, recel d'abus de biens sociaux"

Charles Ceccaldi-Raynaud, conseiller général des Hauts-de-Seine (UMP) et ancien maire de Puteaux (Hauts-de-Seine) a été mis en examen pour "favoritisme, recel d'abus de biens sociaux et corruption passive",

a-t-on appris lundi 6 août 2007 auprès du parquet de Nanterre.

L'élu, âgé de 82 ans, a été mis en examen dans le cadre de l'enquête sur les attributions de marchés publics par le SICUDEF (Syndicat mixte de chauffage urbain de La Défense) notamment aux sociétés prestataires de services Climadef et Enerpart, dans la période de 2001 à 2003.

Charles Ceccaldi-Raynaud, à l'époque sénateur-maire de Puteaux, était le président du SICUDEF, qui avait en charge le chauffage et la climatisation d'une partie des bureaux de La Défense.

Il a été entendu et s'est vu notifier sa mise en examen le 26 juillet dernier en Corse, où il possède une propriété, par le juge d'instruction de Nanterre Richard Pallain, mais ne s'est expliqué sur le sujet que partiellement, a-t-on précisé au parquet. Il devrait être à nouveau entendu par la justice dans les prochains mois.

Ancien avocat, maire de Puteaux entre 1969 et 2004, sénateur entre 1995 et 2004, Charles Ceccaldi-Raynaud fut le député RPR suppléant de Nicolas Sarkozy dans la 6e circonscription des Hauts-de-Seine entre 1993 et 1995. AP

tempsreel.nouvelobs.com du 6 août 2007

samedi 04 août 2007

Le guide des préinscriptions 2007/2008 est disponible

Sans_titre_3 Avec le guide des préinscriptions 2007/2008, Puteaux fait bonne figure. Plus de 150 activités sont proposées aux Putéoliens autour de quatre thèmes : Conservatoire, Culture, Jeunesse et Sport.

C’est une vraie mine d’activités que nous propose la municipalité et nous ne pouvons que saluer le dynamisme de la vie sociale et culturelle de la ville.
Avec le Centre Communal d'Action Sociale, la Maison Départementale des personnes handicapées, les services d'aide ou de repas à domicile, ainsi que le Club 102, les personnes âgées et les personnes handicapées bénéficient des structures pour être écoutées et prises en charge.
Mais qu’en est-il des associations humanitaires ou sociales ? A Puteaux, il serait nécessaire que la vie associative dépasse le cadre de la mairie et valorise les initiatives individuelles ! Le citoyen putéolien doit être encouragé à développer, à construire, à créer, car sans volonté individuelle il n’y a pas de dynamisme collectif. Le dynamisme associatif et social ne doit pas être subi mais au contraire provoqué ! Comme on se lance dans la création d’entreprise, beaucoup de Putéoliens souhaiteraient s’investir dans des causes sociales ou humanitaires ? Combien de causes nationales ne trouvent pas de relais dans notre ville ! Jean-Bernard

Stationnement gratuit en août à Puteaux

Sur son site, la ville de Puteaux annonce que le stationnement sera gratuit dans l’ensemble de la ville au mois d'août. 

C'est une bonne initiative qui permettra aux habitants de laisser leur voiture et de prendre les transports en commun pour aller travailler. cela ne peut qu'être positif pour l'environnement.

Mais attention dès le lundi 3 septembre, le stationnement redeviendra payant.

Jean-Bernard

vendredi 03 août 2007

Absentéisme des députés, les Français très favorables à des retenues sur salaire

Sgehdf08010807073204photo00quickloo Que pensent les Français de l’absentéisme des députés à l’Assemblée Nationale ? Selon un sondage Ifop pour Le Figaro LCI, les français sont favorables, dans une très large majorité, à une sanction contre les députés siégeant à l’Assemblée Nationale et qui sont trop dilettantes.

Selon Ifop, la proposition d'une retenue sur salaire pour les députés ne siégeant pas au moins deux jours par semaine à l'Assemblée Nationale, récemment faite par le constitutionnaliste Guy Carassonne, recueille un soutien unanime dans l'opinion publique en France puisque 85% des Français l'approuvent.


La question posée par l‘institut de sondage était « Certains proposent une retenue de salaire pour les députés qui ne seraient pas présents à l'Assemblée Nationale au moins deux jours par semaine. Vous-même, êtes-vous favorable ou non à cette proposition ? »

Pour Ifop, signe du consensus politique existant sur le sujet, 86% des sympathisants socialistes seraient favorables à une retenue sur salaire pour l’absentéisme des députés, soit quasiment la même proportion que dans les rangs des sympathisants de l'UMP avec 88%. Les partisans de François Bayrou sont quant à eux 94% à être favorable à l’instauration d’une mesure de ce type.

Ce sont les retraités, à 91%, qui représente la catégorie « Profession du chef de ménage », la plus favorable à l’instauration d’une retenue sur salaire des députés trop absents, et les inactifs, à 76%, les moins favorables.

Ce sondage a été effectué sur un échantillon de 1.010 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par téléphone au domicile des personnes interrogées, le 26 Juillet 2007.

Le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, a quant à lui ouvert la guerre aux fauteuils vides de l’Assemblée Nationale. Laurent Wauquiez souhaite voir punir les députés trop absents. Laurent Wauquiez a déclaré hier sur RMC être à «100% pour» infliger des pénalités financières aux parlementaires trop absents. « Ça se pratique au Parlement européen, ça doit se pratiquer à l’Assemblée nationale » a t-il ajouté.


(Source : Ifop)

Il faut cependant apporter un bémol à cet article, car une grande partie du travail des députés se font dans les commissions, dans les réunions, dans les missions extérieures. Mais ce sondage a le mérite de faire réfléchir sur le sujet et de lancer le débat

Jean-Bernard