samedi 03 mai 2008

Comment ça marche la modernisation de l'état ?

Modernisation_debat160_jpg_2La RGPP (Révision générale des politiques publiques', lancée en juin 2007, doit permettre à la France de s'adapter aux exigences de la société. Ainsi  en décembre dernier, le ministre du budget et des comptes publics -Eric Woerth- soulignait qu'en 2001 déjà la LOLF avait montré la voie d'un nouvel état d'esprit et qu'il fallait maintenant passer à une phase de rénovation en profondeur.

La RGPP lancée par le premier ministre à trois objectifs majeurs:
- Un état qui répond mieux aux attentes du citoyen
- Un retour à l'équilibre des finances publiques au plus tard en 2012
- Une politique RH valorisant le travail des fonctionnaires à l'heure où un départ sur deux ne sera pas remplacé.

Il y a 4 instances qui participent à cette révision générale des politiques publiques:
- L'équipe d'Audit: Sous la coordindation du ministre du budget, plus de 200 auditeurs issus des inspections générales ministérielles (dont l'inspection des finances) et interministérielles et des cabinets privés organisés en 22 équipes. Ils sont aidés par les ministres et leurs cabinets, les directeurs d'administration centrale, les préfets et les services territoriaux.

- Le comité de suivi : Coprésidé par le secrétaire général de l'Elysée (Claude Guéant) et le directeur de cabinet du Premier Ministre. Il est composé des ministres du gouvernement concernés, du ministre du budget , des rapporteurs généraux des commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat, de Philippe Parini receveur général des finances, de Michel Pebereau le président du conseil d'administration de la BNP en tant que personnalité qualifiée.

- La DGME (direction générale de modernisation de l'Etat): composée de 150 personnes structurée en 3 pôles dont un pôle conseil (chargé d'appuyer les ministères dans leurs réformes), d'un pôle projet (chargé de mettre en oeuvre les projets interministériels structurants comme le portail internet de l'administration : monservicepublic.fr)

- Le conseil de modernisation :Il réunit le président de la République, le Premier ministre et l'ensemble des ministres.

Les étapes de la mise en oeuvre:
1- De juillet 2007 à mars 2008, l'équipe d'Audit a passé au crible l’ensemble des politiques publiques.

2- À l’issue de cette analyse approfondie, des scénarios de réforme sont élaborés pour chaque secteur et soumis au comité de suivi.

3- Chaque décision ou orientation est ensuite étudiée et validée en Conseil de modernisation.
Eté 2008. Fin du 1er semestre 2008, présentation au parlement d'une loi de programmation des finances publiques.

4- Jusqu'en 2012, la DGME accompagne les actions de réforme des ministères et soutient leurs chantiers de modernisation. Elle pilote en direct plusieurs grands chantiers interministériels.

Source marilyne.blogpremium.com/

samedi 26 avril 2008

L'interview du chef de l'Etat point par point

File_323045_243587_3 Nicolas Sarkozy a assuré jeudi soir au début de son interview telévisée qu'il "s'était préparé aux déceptions, problèmes et difficultés" qu'il rencontre aujourd'hui. "Qu'il y ait de la déception, qu'il y ait des attentes, qu'il y ait des problèmes, qu'il y ait des difficultés, non seulement je le sais, je l'entends mais je m'y étais préparé", a déclaré le chef de l'Etat. "Depuis 20-25 ans, la France était endormie. Le monde change, le monde a changé et la France quels que soient les efforts méritoires des gouvernements de gauche comme de droite, ne s'est pas adaptée au même rythme que les autres", a-t-il ajouté. "On a un contexte international difficile, raison de plus pour accélérer les réformes", a poursuivi M. Sarkozy. Interrogé sur les sondages qui lui sont défavorables, le chef de l'Etat a répondu: "sans doute je n'ai pas assez expliqué, sans doute moi-même j'ai fait des erreurs". Comme on lui faisait observer que les Français sont "déconcertés", il a estimé: s'ils le sont, "j'en ai une part de responsabilité".

Voici les principaux points de son interview par cinq journalistes en direct de l'Elysée:

Travail
Le chef de l'Etat a estimé que "le problème de la France c'est qu'on ne travaille pas assez", en critiquant une nouvelle fois les 35 heures Il a mis en avant le dispositif d'exonération sur les heures supplémentaires entré en vigueur au 1er octobre, affirmant que "ça marche" et qu'au dernier trimestre 2007, il y avait eu "28% d'heures supplémentaires en plus". "Un demi-million d'entreprises donnent des heures supplémentaires à 5 millions de salariés, qui en ont profité. Cinq milliards 500 millions d'euros de pouvoir d'achat ont ainsi été distribués aux Français", a-t-il ajouté. "Toute l'idée était que celui qui travaille plus gagne plus. (...) Franchement, les 35 heures ont coûté 20 milliards d'euros pour travailler moins et créer moins de richesse", a poursuivi le chef de l'Etat.

Prix
"Les prix ont davantage augmenté en France" que dans la plupart des autres pays d'Europe, a estimé le chef de l'Etat. Les prix ont augmenté "pas seulement à cause de la hausse des matières premières" mais "parce qu'il n'y a pas assez de concurrence", a ajouté M. Sarkozy. Le secrétaire d'Etat à l'Industrie Luc Chatel et la ministre de l'Economie Christine Lagarde "présenteront au mois de juin un texte qui va permettre la négociabilité entre les fournisseurs et les grandes surfaces", a annoncé le président Sarkozy. Les prix à la consommation ont augmenté de 3,2% sur les douze derniers mois, un niveau record depuis août 1991, essentiellement en raison de la hausse de l'énergie et de l'alimentation, selon les derniers chiffres publiés par l'Insee en mars.

Intéressement
Le Premier ministre François Fillon déposera un texte dans les 15 jours sur l'intéressement, a annoncé Nicolas Sarkozy précisant qu'une entreprise qui distribuera une partie de ses bénéfices à ses salariés paiera moins d'impôts sur les bénéfices. "Le Premier ministre déposera dans les 15 jours un texte sur l'intéressement" et ce sera "un projet de société", a affirmé Nicolas Sarkozy, lors de son émission télévisée. "Il y a des entreprises qui font des profits et c'est tant mieux, des profits souvent considérables et c'est tant mieux", a affirmé M. Sarkozy. "Il faut que chaque salarié puisse en profiter", a toutefois indiqué le chef de l'Etat. "Les entreprises de moins de 50 salariés ne sont pas obligées en France de faire la participation ou l'intéressement, désormais une entreprise qui distribuera une partie de ses bénéfices à ses salariés paiera moins d'impôts sur les bénéfices", a-t-il poursuivi. "Il faut qu'un tiers des profits aille aux salariés, un tiers à l'investissement, un tiers aux actionnaires", a ajouté le chef de l'Etat.

RSA
Nicolas Sarkozy a assuré qu'il ne renonçait pas au Revenu de solidarité active (RSA) et affirmé qu'il voulait le généraliser. Le président de la République a ajouté que le RSA se ferait "l'année prochaine", "en en maîtrisant les coûts" et pour "1 ou 1,5 milliard d'euros".

Paquet fiscal
Sur ce point, Nicolas Sarkozy a estimé que la loi dite du "paquet fiscal" avait donné lieu à "une erreur de communication totale".

Chômage
Un salarié au chômage sera à l'avenir "obligé d'accepter un emploi représentant 95% de son salaire au bout de trois mois de chômage", a explique le chef de l'Etat. "On est en train de faire un système qui serait le suivant : fusionner l'ANPE avec l'Unedic pour que les demandeurs d'emploi n'aient qu'un seul interlocuteur. Au bout de trois mois, on serait obligé d'accepter un emploi qui représente 95% de son salaire, au bout de six mois, on serait obligé d'accepter un emploi à moins d'une heure de transport en commun de l'endroit", a déclaré M. Sarkozy. Il a rappelé avoir "demandé au gouvernement qu'il y ait un processus de sanction pour un chômeur qui refuserait deux offres d'emploi correspondant à ses qualifications et ses aspirations". "Il n'y a pas de société où l'on a des droits sans avoir des devoirs", a exposé le chef de l'Etat. "Il y a 500.000 offres d'emploi pas satisfaites avec 1,9 million de chômeurs, l'immense majorité des chômeurs essayent de trouver un emploi, mais certains ne veulent pas se mettre au travail, c'est une minorité qui choque", a ajouté M. Sakrozy.

Régularisation
Nicolas Sarkozy a réitéré la position gouvernementale sur les travailleurs sans papiers affirmant qu'il n'y aurait "pas de régularisation globale", car cela conduirait "à la catastrophe". "Il n'y aura pas de régularisation globale parce que la régularisation globale conduit à la catastrophe", a déclaré M. Sarkozy lors de son interview télévisée. "Ca conduit à un appel d'air qui profite aux trafiquants, on fait la politique des trafiquants", a-t-il ajouté. "On ne devient pas français parce qu'on travaille dans la cuisine d'un restaurant, aussi sympathique soit-il", a poursuivi le président en suggérant aux patrons en manque de main d'oeuvre d'embaucher parmi les immigrés sans emploi en situation régulière. "Il y a 22% de chômeurs chez les immigrés réguliers", a-t-il souligné.

Vote des étrangers
Le président s'est dit favorable "à titre intellectuel" au vote des étrangers non européens aux élections locales "sur la base de la réciprocité", mais n'avoir "pas de majorité pour faire passer" cette mesure.

Déficit
Le déficit public sera "réduit" à l'horizon 2012, grâce au non remplacement d'un départ à la retraite d'un fonctionnaire sur deux, estime le locataire de l'Elysée. Interrogé pour savoir si l'objectif de "zéro déficit en 2012" tenait toujours, M. Sarkozy a répondu: "oui". Il a indiqué un peu plus tard: "le déficit sera réduit à horizon de 2012 comme je m'y suis engagé". "Nous n'avons pas remplacé 23.200 fonctionnaires cette année, ça m'a été assez reproché", a souligné le chef de l'Etat. "L'Etat français a embauché 300.000 fonctionnaires de plus depuis 1982 alors qu'il a y eu la décentralisation et les progrès de l'informatique", a-t-il ajouté. "Si nous ne remplaçons qu'un fonctionnaire sur deux on reviendra au niveau de la fonction publique en 1992", or "la France n'était pas sous-administrée", a poursuivi M. Sarkozy. Il a rappelé que l'an prochain, l'Etat ne remplacerait pas un départ à la retraite d'un fonctionnaire sur deux: "c'est bien pour réduire le déficit", a-t-il affirmé. Le déficit public de la France pour 2009 a été récemment revu à la hausse à 2,0% du PIB, contre 1,7% prévu initialement. Pour 2007, la France table sur un déficit à 2,7% du PIB et pour 2008, à 2,5%. Elle compte éliminer son déficit d'ici 2012.

Retraites
Nicolas Sarkozy a déclaré que les retraites seraient financées en "travaillant et en cotisant plus longtemps", rappelant que la loi prévoyait un passage à 41 ans de cotisations.

Enseignants
Interrogé sur le mouvement lycéen lié aux suppressions de postes d'enseignants, Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il "mainten(ait) les réformes qui permettront les réductions" d'effectifs. "Je maintiens les réformes qui permettront les réductions de postes", a déclaré M. Sarkozy sans toutefois commenter les chiffres avancés. "Vous me dites que les enseignants sont malheureux, vous avez raison. La politique qui a consisté à l'embauche systématique sans bien rémunérer ne les a pas rendus heureux", a ajouté le président. "Il ne faut pas que je poursuive une stratégie qui conduit à un double échec, pour les enseignants et pour les élèves (...) S'il suffisait d'embaucher des enseignants pour avoir la meilleure éducation nationale, ça se saurait", a-t-il encore dit. Les 8.830 suppressions de postes prévues dans les collèges et lycées publics à la rentrée prochaine ont déclenché depuis plusieurs semaines des manifestations lycéennes particulièrement suivies par les élèves de banlieue parisienne.

"Sur les 25 dernières années, il y a eu 18 manifestations lycéennes qui ont en général conduit à ce que tous les ministres de l'Education successifs, avec un grand courage, ont dit +eh bien puisque les lycéens sont dans la rue, on renonce+, ils ne devaient pas avoir beaucoup de conviction", a affirmé Nicolas Sarkozy.

Environnement
Nicolas Sarkozy a assuré qu'il ne "trahira ni l'esprit ni la lettre du Grenelle" de l'environnement dont les recommandations font l'objet d'un projet de loi qui doit être présenté dans les prochains jours. "Je ne trahirai ni l'esprit, ni la lettre du Grenelle de l'environnement : la question de la sécurité sanitaire des Français, c'est de la responsabilité d'un chef de l'Etat", a souligné le président qui était interrogé sur des chaînes de télévision à propos des OGM. Il a justifié la décision qu'il avait prise de suspendre la culture du maïs MON810, seule culture génétiquement modifiée qui était pratiquée en France, car il "n'avait pas les éléments qui (lui) permettaient de l'autoriser". "Je suis favorable à la recherche sur les OGM, dont on a besoin. Mais je dis que s'agissant de la culture OGM en plein champ, mon devoir est de prendre des précautions", a ajouté M. Sarkozy.

Chine
Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il avait été "choqué par ce qui s'est passé au Tibet" et qu'il l'avait "dit au président chinois".

Turquie
Le chef de l'Etat a réaffirmé son opposition à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, indiquant qu'il "ferait un référendum" si "la question se posait".

Afghanistan
Le locataire de l'Elysée a affirmé que si la France "laisse tomber l'Afghanistan, le Pakistan tombera comme un chateau de cartes".
"Nous sommes en Afghanistan aux côtés des Afghans" et "à côté de l'Afghanistan il y a le Pakistan, il y a la bombe atomique", a souligné le chef de l'Etat lors de son interview télévisée. "Si on laisse tomber l'Afghanistan, le Pakistan tombera comme un château de cartes", a-t-il estimé.  Le président a affirmé que la France n'était pas engagée dans une guerre en Afghanistan: "ce n'est pas une guerre, puisque l'immense majorité des Afghans ont besoin de la coalition qui se trouve sur place". "Si j'ai décidé d'envoyer 700 hommes supplémentaires, c'est parce qu'il faut que nous réussissions" et "que l'armée afghane prenne le relais" et que "nous puissions coordonner l'aide civile et économique", a-t-il argué.

Capitalisme français
Le président a estimé que notre capitalisme "marche sur la tête" et fustigé notamment les agences de notation qui doivent être "sanctionnées". "Je crois au capitalisme, à l'économie de marché", a souligné Nicolas Sarkozy lors de son interview télévisée. "Mais je pense que notre capitalisme marche sur la tête, que le capitalisme financier a besoin d'être moralisé", a-t-il poursuivi. Nicolas Sarkozy a notamment fustigé "ces fameuses agences de notation", se disant choqué que l'une d'elles ait "noté vendredi avec la meilleure note un produit d'épargne", et le lundi, après la crise des "subprime", ait "dégradé" la note de ce même produit. "Ces agences de notation doivent être sanctionnées, elles n'ont pas fait leur travail", a estimé M. Sarkozy, ajoutant qu'il fallait poser "des règles de transparence internationales". La spéculation actuelle sur les matières premières est "invraisemblable", a aussi estimé le chef de l'Etat. Il a par ailleurs jugé que ce qui est arrivé à la Société générale est "proprement stupéfiant". "Qu'un seul homme puisse être responsable d'un tel désastre (...) c'est préoccupant", a-t-il estimé. Interrogé pour savoir si son PDG Daniel Bouton aurait dû démissionner, il a indiqué: "quand on a des salaires de ce niveau, que peut penser le salarié qui n'a pas le même salaire ?" "Je suis pour que le patron soit responsable", a ajouté Nicolas Sarkozy.

Couacs ministériels
Nicolas Sarkozy a jugé qu'il avait "sans doute fait une erreur" en ne sanctionnant pas les "couacs" de ses ministres, assurant que cela "ne se reproduira pas".

Source www.liberation.fr

lundi 21 avril 2008

Exit l'UDF ! François Bayrou : "Il n'y a plus aucune ambiguïté"


"Il n'y a plus aucune ambiguïté" a déclaré François Bayrou à l'issue de la réunion du bureau directeur de l'UDF mercredi 16 avril. Le vote qui s'y est déroulé a obtenu une majorité très large de 19 voix contre 6. "Par ce vote, nous avons décidé que le Mouvement Démocrate allait continuer à se développer et qu'il n'y aurait pas de retour à l'UDF historique" a déclaré François Bayrou. Le bureau de l'UDF (26 membres au total) a été constitué lors de la fondation du MoDem, en décembre 2007, pour veiller aux intérêts "juridiques, matériels et moraux" de l'UDF pendant une période transitoire de trois ans. Il y avait ces derniers temps une campagne autour de l'idée que le MoDem pourrait voir un certain nombre de ses membres recréer l'UDF, et même on racontait que le MoDem pourrait se voir dépossédé par cette manoeuvre de son siège et de son financement. "Là aussi, nous avons fait voter, et à une majorité plus large encore avons décidé qu'il n'y avait pas de problème de patrimoine et de financement public. "Le financement public ira au Mouvement démocrate" et en ce qui concerne le siège, qui "appartient à l'UDF dont je suis président, il y aura une convention qui va édicter les règles", a-t-il souligné, précisant qu'il y aurait "d'autres réunions" concernant ces questions de patrimoine.

La "Balade à 27" s'arrête à Puteaux le 10 mai 2008

L’association « Toi & Moi » de la Garenne Colombes et le Mouvement Européen des Hauts de seine ont personnalisé, à l’occasion de la journée de l’ Europe 2008, 27 tandems représentant chacun, un des 27 pays de l’Union Européenne.

L’association « Toi & Moi » ou le ‘Cœur et la Raison’ dont l’objectif est de permettre la réalisation de projets d’entraide aux associations et à destination des personnes handicapées a adopté le tandem pour symboliser l’entraide, un tandem c’est une allégorie à lui tout seul.

L’Antenne du Mouvement Européen à Puteaux vous donne rendez vous le 10 mai 2008 à 11H30 pour accompagner cette « Balade à 27 » à l’intersection de la rue Parmentier et du quai de Dion Bouton (sortie du Pont de Puteaux en direction de Suresnes) pour accueillir ces 27 tandems dont l’un des passagers sera un non ou mal voyant. Les 27 tandems s’arrêteront à Puteaux pour une pause Européenne pour se diriger ensuite vers Suresnes.
Le CSM Puteaux Cyclisme qui nous apporte son soutien à l’occasion de cette étape putéolienne, a d’ores et déjà demandé aux jeunes du club présents le 10 mai 2008 d’ accompagner nos tandems sur le Quai pour un moment d’amitié.

Nous vous convions tous à participer à l’accueil de cette « balade à 27 » , avec ou sans vélos pour cette grande fête fraternelle le 10 mai à 11H30 à Puteaux.

samedi 23 février 2008

Inauguration de l'Historial Charles de Gaulle

Veuillez cliquer sur :

Historial Charles de Gaulle

Série de portraits de Charles de Gaulle exposées l'Historial Charles de Gaulle le 13 février 2008 à Paris

Pierre Verdy AFP/Archives ¦ Série de portraits de Charles de Gaulle exposées l'Historial Charles de Gaulle le 13 février 2008 à Paris

Le président Nicolas Sarkozy inaugure vendredi à Paris l'Historial Charles de Gaulle, un monument d'avant-garde aménagé sous les Invalides qui retrace l'itinéraire du chef de la France libre et du fondateur de la Vème République en s'appuyant uniquement sur l'image et le son.

suite sur 20minutes.fr

dimanche 17 février 2008

"AntiSarkosysme primaire" ? L'Appel républicain de Marianne

Nous reproduisons ci-dessous un appel, publié dans Marianne, signé par dix-sept personnalités de la droite, du centre, de l'écologie et de la gauche républicaine. A situation exceptionnelle, rassemblement inédit...

Il se passe de drôles de choses dans notre République. L'actuel Président avait bien promis la rupture. Rupture il y a, mais pas seulement telle qu'elle avait été annoncée.
Un gouvernement marginalisé, dont le travail s'avère pré-mâché par les conseillers du Prince. Rupture.
Un Président qui semble déserter la fonction, parlant tour à tour comme croyant ou comme laïc. Rupture.
Un Président qui veut mettre la politique en chiffres, comme s'il s'agissait de vendre des petits pois. Rupture.
Un Président qui entend diriger ses équipes comme un manager d'hypermarché, distribuant bons et mauvais points, primes ou sanctions. Rupture.
Un Président qui reste chef de parti et dont le domaine réservé est davantage la Mairie de Neuilly que la politique de défense. Rupture.
Un Président qui prétend substituer au débat contradictoire traditionnel entre majorité et opposition la mise en scène des divergences entre ses courtisans et ses ministres. Rupture.
Un Président qui affirme devoir être heureux pour gouverner le pays. Rupture.
Un Président qui annule ses rendez vous du soir et du matin pour vivre pleinement son couple. Rupture.

La liste est longue des stupéfiantes innovations, que, volontairement ou involontairement, Nicolas Sarkozy a introduit dans la politique présidentielle. Ce nouveau cours suscite donc des inquiétudes, une anxiété même. C'est cette anxiété, qui risque bien de s'amplifier dans les semaines et les mois à venir, que traduit l'appel républicain de dix-sept hommes et femmes politiques que nous reproduisons ci-dessous. On ne doit pas se tromper sur sa signification : si des personnalités politiques de premier plan qui ont l'habitude de s'affronter sur la scène publique depuis des années, prennent le risque de s'afficher au bas d'un même texte à quelques jours d'un scrutin dont le président lui a annoncé qu'il serait politique, si cet appel a recueilli la signature de plusieurs hommes et femmes politiques de la droite républicaine, c'est bien que le contexte politique créé par huit mois de sarkozysme est totalement inédit.
A lire. A méditer.
Avant d'agir ?

Pour une vigilance républicaine

Les soussignés se réclament de sensibilités très diverses, et ils ont sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes, mais ils ont malgré tout en commun un certain nombre de convictions et de valeurs qu'ils entendent réaffirmer.

- Leur attachement au principe républicain et, en conséquence, leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective.
- Leur attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante, gage de la paix civile.
- Leur attachement à l'indépendance de la presse et au pluralisme de l'information.
- Leur attachement aux grandes options qui ont guidé, depuis cinquante ans, au-delà des clivages partisans, une politique étrangère digne, attachée à la défense du droit des peuples et soucieuse de préserver l'indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du XXI° siècle.

Au-delà de leurs divergences, les soussignés tiennent à rappeler leur engagement à défendre, séparément ou ensemble, ces impératifs, comme toujours cela fut fait au cours de l'Histoire de la République.

Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du Général de Gaulle
Dominique de Villepin, ancien Premier ministre
Ségolène Royal, ancien ministre, Présidente de la région Poitou-Charentes
François Bayrou, ancien ministre, député des Pyrénées-Atmantiques
Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre
Corinne Lepage, ancien ministre
Nicolas Dupont-AIgnan, député de l'Essonne
Bertrand Delanoë, maire de Paris
Maurice Leroy, député de Loir-et-Cher
Nöel Mamère, député de la Gironde
Jean-Christophe Lagarde, député de la Seine-Saint-Denis
Marielle de Sarnez, conseillère de Paris
André Gérin, député du Rhône
Arnaud Montebourg, député de la Saône-et-Loire
Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Cher
Jean-Pierre Brard, député de la Seine-Saint-Denis
Jean-Paul Bled, président des Cercles universitaires d'études et de recherches gauliennes

Vendredi 15 Février 2008 - 15:59
publié dans Marianne

"Soyons Fiers de Puteaux" soutient la liste de Jean-Christophe Fromantin aux Elections Municipales de Neuilly

Neuilly-sur-Seine

Un sondage donne Fromantin élu au premier tour avec 60%

AFP | 16.02.2008 | 17h09 Mis à jour le 16.02.2008 | 17h09

Le candidat divers-droite soutenu par l'UMP aux municipales à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), Jean-Christophe Fromantin, l'emporterait avec 60% dès le premier tour sur le candidat dissident UMP Arnaud Teullé, selon un sondage Ifop-Fiducial à paraître dans le Journal du Dimanche.

M. Fromantin obtient 60% des intentions de vote dès le premier tour, contre 21% à M. Teullé, 9% pour la liste d'union de la gauche conduite par le PS, 4% à la liste MoDem, 3% à une liste du Centre national des indépendants (CNI), et 3% à d'autres listes.

Quelque 73% des sympathisants UMP choisissent M. Fromantin, derrière lequel l'UMP s'est rangée après un pataquès retentissant et l'éviction du candidat initialement choisi par Nicolas Sarkozy, le porte-parole de l'Elysée David Martinon.

M. Teullé, leader de l'UMP locale et «suspendu» par le parti depuis sa candidature dissidente, n'obtient les faveurs que de 24% des sympathisants UMP.

Sondage réalisé les 13 et 14 février auprès d'un échantillon de 602 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatif de la population de Neuilly-sur-Seine. Notice détaillée disponible à la Commission des sondages.

publié dans leParisien.fr

dimanche 10 février 2008

Réunion publique de Jean-Christophe Fromantin

Biographie_2 Jean-Christophe Fromantin, candidat DVD à l'élection municipale de Neuilly sur Seine organise une réunion publique le mardi 12 février à 20h30 au Théâtre de Neuilly, 167 avenue Charles de Neuilly http://www.fromantin2008.org/?page_id=15

Après le lâchage ce week-end de David Martinon par les dirigeants de l'UMP, la campagne à Neuilly est relancée et risque de révéler des surprises ! Les Neuilléens et Neuilléennes, à l'instar de nombreuses communes, plébiscitent des candidats qui offrent un véritable projet pour leur ville et qui ne sont pas parachutés par les états-majors politiques.

vendredi 18 janvier 2008

Marielle de Sarnez à Paris

Marielle de Sarnez et le MoDem veulent créer la surprise à Paris

De gauche à droite Marielle de Sarnez, Philippe Meyer et Syrine Catahier. La députée européenne a présenté les 20 têtes de listes du Mouvement démocrate (MoDem) pour les élections municipales à Paris, où cette proche de François Bayrou espère créer la surprise. /Photo prise le 14 janvier 2008/REUTERS/Charles Platiau
De gauche à droite Marielle de Sarnez, Philippe Meyer et Syrine Catahier. La députée européenne a présenté les 20 têtes de listes du Mouvement démocrate (MoDem) pour les élections municipales à Paris, où cette proche de François Bayrou espère "créer la surprise". /Photo prise le 14 janvier 2008/REUTERS/Charles Platiau (c) Reuters

Par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Marielle de Sarnez a présenté lundi les 20 têtes de listes du Mouvement démocrate (MoDem) pour les élections municipales à Paris, où cette proche de François Bayrou espère "créer la surprise".

"C'est une équipe formidable qui sait comment créer la surprise et qui va créer la surprise", a déclaré la députée européenne lors d'une conférence de presse organisée dans un cinéma du XIVe arrondissement, où elle est elle-même candidate.

Lors des scrutins des 9 et 16 mars, le parti centriste espère faire fructifier les 20,7% des voix obtenus à Paris par François Bayrou à l'élection présidentielle et les 12,02% recueillis aux législatives - un score bien supérieur aux 7,6% remportés par le parti centriste au niveau national.

Douze femmes figurent sur la liste des 20 candidats du MoDem, composée de personnalités issues de bords divers.

On y trouve trois anciens Verts, (Olivier Pagès dans le XIe, Syrine Catahier dans le XVIIIe et Violette Baranda dans le XIXe), la présidente de Cap 21 Corinne Lepage (XIIe) et l'ex ministre de l'Economie Jean Peyrelevade (XVIe), qui se présente pour la première fois.

Le journaliste et écrivain Philippe Meyer, qui dit ne pas avoir sa carte d'adhérent au MoDem, tente sa chance dans le Ve arrondissement tenu par l'ancien maire de Paris Jean Tibéri. Didier Bariani, président du groupe MoDem au conseil de Paris, conduira la liste orange dans le XXe.

Dans le VIIe, une adjointe divers droite du maire, Véronique Delvolvé-Rosset, se présente sous la bannière MoDem face à la candidate de l'UMP, la garde des Sceaux Rachida Dati.

Au lendemain de la présentation du programme du maire PS sortant, Bertrand Delanoë, Marielle de Sarnez a donné sa vision d'une ville "plus humaine, plus accueillante, plus chaleureuse".

"ENJEU LOCAL"

Elle a dit sa volonté de donner priorité aux classes moyennes et de lutter contre "la fracture sociologique, géographique, politique et électorale" de Paris, où les catégories de population les plus aisées vivent plutôt à l'Ouest, et les plus défavorisées côté Est.

Marielle de Sarnez, qui présentera son programme en détail dans une semaine, veut oeuvrer pour le logement, de meilleurs transports et organiser un "Grenelle" du commerce et de l'artisanat. Elle envisage aussi des Etats généraux, éventuellement assortis d'un référendum, sur la question du "grand Paris".

L'élue centriste a plaidé pour un "changement de gouvernance" qui ne serait plus dépendante du clivage droite-gauche, estimant qu'"une gouvernance où 50% des citoyens sont laissés de côté n'est par une gouvernance moderne".

Marielle de Sarnez s'est également démarquée de ceux qui, au PS et l'UMP, pensent que les élections municipales constitueront un test national pour l'équipe au pouvoir.

"Ils se trompent. Ce que les habitants attendent de nous dans cette campagne, c'est qu'on parle de leurs problèmes, pas des problèmes des partis politiques ou des étiquettes", a-t-elle estimé. "Pour moi, c'est d'abord un enjeu local".

Le matin même, Jean-Marie Cavada, dernier en date à avoir quitté le camp du président du MoDem François Bayrou, avait lancé dans un café du XIIe arrondissement son propre "forum d'action politique", intitulé "Avenir démocrate".

L'ancien animateur de télévision se présente dans le XIIe avec le soutien de l'UMP sur une liste où figure la ministre de l'Economie, Christine Lagarde.

"Ce n'est pas très correct d'essayer de semer la confusion dans l'esprit des gens en disant 'le démocrate c'est moi'", a estimé Corinne Lepage, qui sera candidate contre lui.

Marielle de Sarnez a déclaré pour sa part qu'elle n'arriverait "jamais à comprendre comment quelqu'un peut renier ses convictions profondes pour un bout éventuel de portefeuille ministériel".

publié sur Challenges.fr

dimanche 06 janvier 2008

Sondage IFOP

Selon un sondage Ifop publié dans le Journal du Dimanche d'aujourd'hui, 63% des électeurs feront leur choix aux élections municipales de 9 et  16 mars "principalement en fonction des considérations locales".

Si dimanche prochain avaient lieu les élections municipales et que les listes suivantes étaient en présence, pour laquelle il y aurait-il plus de chance que vous votiez ?

33% une liste UMP

32% une liste du Parti Socialiste

10% une liste du Mouvement Démocrate

8%   une liste des Verts

8%   une liste Front National

5%   une liste du Parti Communiste

4%   une liste d'extrême-gauche

(Source jdd.fr)

samedi 22 décembre 2007

Mouvement Européen 92 : Assemblée Générale le 14 janvier 2008

Assemblée Générale du ME92 le 14 Janvier 2008 

Sylvie Goulard, Présidente du Mouvement Européen France interviendra lors de notre assemblée générale le lundi 14 janvier 2008 à 20 heures précises , Salle des Fougères,
Centre du parvis de la Grand Place à Boulogne Billancourt .

A l'issue de cette réunion, nous convions nos membres et nos sympathisants à une dégustation de vins européens et de quelques vins de la région de Reims proposés par le Club Champenois de Boulogne.

Ce sera l’occasion de faire connaissance entre anciens et nouveaux membres et de former des vœux pour la prochaine présidence française de l’Union Européenne…Par ailleurs si vous ne l'avez déjà fait, nous vous remercions de nous confirmer votre confiance en renouvelant votre adhésion au Mouvement Européen pour l’année 2008

jeudi 06 décembre 2007

Premier conseil national du Nouveau Centre

Hervé Morin, Président du Nouveau Centre,
et les membres du Comité exécutif du Nouveau Centre
vous invitent à participer au

Premier conseil national du Nouveau Centre

consacré à la préparation des élections municipales et cantonales de mars 2008,
qui aura lieu le dimanche 16 décembre 2007
de 9h00 à 13h30 à la Maison de la Chimie,
28, rue Saint Dominique – 75007 Paris

Le conseil national sera suivi d’un déjeuner au siège du Nouveau Centre,
84, rue de Grenelle - 75007 Paris

Pour vous inscrire, nous vous remercions de remplir ce formulaire .

Pour toute information complémentaire, l'équipe du Nouveau Centre
est à votre disposition de 9h à 19h au          01 44 39 28 00      
ou par mèl : administration@le-nouveaucentre.org 

publié sur le Nouveau Centre

samedi 01 décembre 2007

Bayrou veut faire du MoDem un "commando de transformation de la société française"

BayrouportraitbigFrançois Bayrou a porté samedi sur les fonts baptismaux le Mouvement Démocrate (MoDem), dont il veut faire un "commando de transformation de la société française".

"Vous êtes la seule force de renouveau dans la vie politique française", a lancé F. Bayrou aux milliers de personnes (5.600 inscrits selon le MoDem) réunis en congrès, parmi lesquelles Corinne Lepage, présidente du parti écologiste Cap 21, et le député européen Jean-Luc Benahmias (ex-Vert).

Le "troisième homme" de la présidentielle (18,57% des voix) a salué "la suite de cette extraordinaire aventure, dont l'objet était de proposer aux Français une approche nouvelle du destin de leur pays".

"Un immense espoir s'est fait entendre à l'occasion de l'élection présidentielle, maintenant nous devons faire de cet espoir un projet", a lancé François Bayrou.

"Entre le pouvoir actuel - dont beaucoup commencent à mesurer que les promesses qu'il avait faites sont très éloignées de la réalité - et un PS qui représente un puissant réseau d'élus mais qui n'a plus de message compréhensible pour les Français, il y a beaucoup d'interrogations, de lassitude et peut-être de désespérance", a-t-il ajouté.

Il a présenté son nouveau parti, qui revendique "entre 50.000 et 60.000 adhérents, comme "un commando de transformation de la société française".

"Le chemin que nous avons choisi, c'est d'offrir au pays non pas un +ni gauche ni droite+, car je n'aime pas le +ni ni+, mais un dépassement de la gauche et de la droite dans un nouveau projet politique", a-t-il poursuivi.

Il a caractérisé ce projet par les "trois R : rassemblement, renouvellement, refondation démocratique".

Le député des Pyrénées-Atlantiques s'est une nouvelle fois démarqué de Nicolas Sarkozy sur le plan des valeurs, fustigeant une société d'"inégalités croissantes" et l'apologie de la "réussite matérielle", sous les acclamations des participants.

Cette ferveur militante contrastait avec les nombreuses défections d'élus centristes intervenues depuis six mois, que M. Bayrou a imputé à de la "servilité" et aux "effluves de l'odeur des maroquins" ministériels.

Le MoDem ne compte plus que trois députés avec le départ de Thierry Benoit (Ille-et-Vilaine), confirmé vendredi lors de l'ultime congrès de l'UDF qui a voté à la quasi-unanimité son absorption par le nouveau parti.

Du côté des sénateurs en revanche, "27 sur 30" se sont affiliés au MoDem, selon leur chef de file Michel Mercier, qui souhaite cependant garder le sigle UDF pour le groupe au Sénat.

"Certains sénateurs se sont affiliés au MoDem par enthousiasme, d'autres parce qu'ils n'avaient nulle part où aller", a expliqué devant quelques journalistes le président du conseil général du Rhône, avant de partir dès la fin de matinée pour le pot de départ du commandant des pompiers de son village.

Souvent critiqué par des élus et militants pour son mode de gouvernance jugé "non démocratique", M. Bayrou a consacré plus de quatre heures au débat sur le projet de statuts du MoDem.

Ils ont été adoptés dans l'après-midi par un vote à main levée, "à l'unanimité moins deux votes contre et deux abstentions".

François Bayrou, seul candidat à la présidence du MoDem, doit être élu à l'issue d'un vote à bulletins secrets organisé samedi après-midi, dont les résultats doivent être annoncés dimanche matin, avant son discours de clôture du congrès.

samedi 24 novembre 2007

30 novembre au 2 décembre : Congès Fondateur du Mouvement Démocrate

le 2 décembre 2007 : le "sacre" de Francois Bayrou ?

Tout savoir sur le Congrès de l’UDF et du Mouvement démocrate

Les Congrès de l'UDF et du Mouvement Démocrate se dérouleront du vendredi 30 novembre au dimanche 2 décembre 2007 à Villepinte (Seine Saint Denis). A cette occasion, retrouvez l’avant-projet de statuts du Mouvement démocrate, de charte des valeurs et de charte éthique sur le site du Mouvement démocrate. De plus, toutes les informations pratiques pour participer au Congrès de l'UDF et à celui du Mouvement Démocrate se trouvent sur le site du Mouvement Démocrate.

samedi 17 novembre 2007

Viva Portugal ! Fado, Folklore, Porto et Portugal au Mouvement Européen hier soir. Vidéos et photos

Fado : Téléchargement SANY0023.MP4

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Folklore :

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Europe et Portugal :

Téléchargement SANY0007.MP4

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jeudi 15 novembre 2007

24 novembre : Université d'automne du Mouvement Européen France

Samedi 24 novembre 2007
Faculté des Sciences Économiques
7, Place Hoche 35 000 Rennes

Entrée libre pour la journée publique
de l'Université d'Automne du ME-F

Programme
Programme pour les Adhérents inscrits à l'UA du ME-F

Compte rendu de la conférence du 7 novembre 2007 :
« La France et l’Union européenne face à la politique de concurrence »

Résumé
Plusieurs intervenants ont noté l’ambivalence des Français vis-à-vis de la politique de concurrence qui tient à diverses raisons politiques, culturelles et historiques. Lors de la campagne référendaire la « concurrence libre et non faussée » a attiré le feu des critiques car elle cristallisait des peurs de la mondialisation et d’un déclassement dans une économie de plus en plus exposée à la concurrence des pays émergents.  Dans ce contexte, il est important de distinguer la concurrence saine d’une concurrence exacerbée et inéquitable entre zones du monde qui permettent par exemple le travail des enfants. La financiarisation du capital dans sa phase actuelle et le rôle des fonds souverains méritent d’être examinés dans la perspective d’une plus grande régulation des marchés financiers et une concurrence plus équitable. Lire la suite.

Concurrence entre la France et la Commission européenne
article relatif à la conférence du Mouvement Européen-France (le 7 novembre 2007), « La France et l’Union européenne face à la politique de concurrence », paru dans Les Echos du 9 novembre 2007

Le ME-F et le MEDEF vous invite à un petit déjeuner/débat

Réalités européennes :
Les enjeux stratégiques du marché intérieur

Avec la participation de Sylvie Goulard, Présidente du Mouvement Européen-France et de Jérôme Bédier, Président de la Commission Europe du MEDEF et Président de la Fédération des Entreprises du Commerce et de la Distribution

Le jeudi 29 novembre 2007 à partir de 8h30
au MEDEF, 55 avenue Bosquet , Paris 7ème

Entrée libre et gratuite sur inscription (invitation).

Dossier sur le Traité modificatif européen

Traité modificatif européen
Documents approuvés lors de la Conférence intergouvernementale du 18 octobre 2007 à Lisbonne.

Argumentaire pour le Traité modificatif européen
1/ Un traité utile : le traité réformateur répond à un besoin pour mieux travailler à 27. Toute amélioration est bonne à prendre. On ne fera pas mieux avant longtemps.
2/ Un traité de sortie de crise : depuis 2005, l’UE fonctionne au ralenti. Il est aujourd’hui temps de consacrer notre énergie à des chantiers urgents : croissance, changement climatique, action externe, promotion de nos valeurs et de nos intérêts. L’Europe s’est assez regardé le nombril.
Lire la suite

Fiche d’analyse du Traité modificatif

Discours de Nicolas Sarkozy, Président de la République française, devant le Parlement européen, mardi 13 novembre 2007

Un grand pas pour l'Europe
article de Joseph Limagne, Journaliste, paru dans Ouest France, le vendredi 19 octobre 2007.

Compte rendu du petit déjeuner avec SE l’Ambassadeur du Portugal.

Compte-rendu de  la réunion de la COSAC, Lisbonne 14-16 octobre 2007
par Denis Badré, Sénateur des Hauts de Seine ,  Vice-Président du Mouvement Européen.

Microsoft, ou l'Europe par la preuve
article de Sylvie Goulard paru dans le Monde daté du vendredi 28 septembre 2007

Sarkozy, l'Europe et la concurrence
article de Mario Monti paru dans le figaro du lundi 30 juillet 2007, une contribution argumentée de l’ancien commissaire à la concurrence

Communiqué sur la 5ème journée de lutte contre la peine de mort
Attachés à la vie humaine, les Européens refusent la barbarie d’une justice qui tue. C’est en Europe, sous la plume du juriste italien Cesare Beccaria, de Montesquieu, de Voltaire que le caractère inhumain et inefficace de ce châtiment ont été démontrés. C’est aussi en Europe qu’elle a été longtemps pratiquée au nom de la justice, voire sans jugement, dans les régimes totalitaires.
lire la suite.

Information sur l’Europe en France : crise de l’offre, crise de la demande ?
débat proposé par le Centre d'Analyse stratégique avec Sylvie Goulard, présidente du Mouvement Européen France (ME-F) ; Pierre Lequiller, député, président de la délégation de l’Assemblée nationale pour l’Union européenne, membre du Bureau national du ME-F et Jean Quatremer, journaliste à Libération, animateur du blog « Les coulisses de Bruxelles ».


RSVP : dominika@mouvement-europeen.org

Vous  êtes ressortissant de l’Union Européenne, alors venez voter aux élections municipales de 2008, et pour cela vous avez jusqu'au 31 décembre 2007 pour vous inscrire sur les listes électorales de votre ville.

lundi 12 novembre 2007

Les grèves de novembre secteur par secteur

Voici les grèves et manifestations programmées au mois de novembre, notamment à la SNCF, dans l'énergie et la fonction publique. Certains syndicats doivent se prononcer dans les jours à venir :

SNCF - Sept des huit syndicats de cheminots (CGT, Sud Rail, Unsa, FO, CFTC, CFE-CGC, CFDT) ont appelé à une grève reconductible contre la réforme des régimes spéciaux de retraite à partir du mardi 13 novembre à 20H00. La Fgaac (conducteurs autonomes) ne s'est pas jointe au mouvement. La CFE-CGC pourrait renoncer à la grève en cas de "mesures concrètes" sur les salaires. Une réunion de conciliation entre la direction de la SNCF, la CFTC et la CFE-CGC est prévue lundi 12 novembre.

La SNCF diffusera des prévisions de trafic à partir de lundi 12 novembre.

EDF-GDF -Sept syndicats appellent à une grève le mercredi 14 novembre contre la réforme des régimes spéciaux. Quatre d'entre eux (CGT, FO, Unsa et Sud) ont opté pour un mouvement reconductible avec possibilité de coupures d'électricité ciblées

RATP - Cinq syndicats (CGT, Sud, Unsa, indépendants, FO) ont appelé à une grève reconductible à partir du 14 novembre. La CFTC et la CFDT se limitent à une grève de 24 heures.

La direction de la RATP diffusera des prévisions de trafic à partir du lundi 12 novembre.

Opéra de Paris - Deux préavis de grève reconductibles ont été déposés par la CGT d'une part, et par Sud, FO et la FSU d'autre part, pour le 14 novembre contre la réforme des régimes spéciaux. La CFDT envisage également de déposer des préavis les 14 et 22 novembre. Un préavis de grève reconductible a aussi été déposé par la CGT à la Comédie française.

Police - Le Syndicat national des officiers de police (Snop, majoritaire) et Synergie ont appelé les officiers à déposer ce jeudi leur téléphone de service, voire leur arme, pour protester contre leurs conditions de passage au statut de cadre. Synergie appelle aussi à une grève du zèle, avec "strict respect" des horaires, du code de procédure pénale, et report des affaires non urgentes.

Fonctionnaires - Les huit syndicats de fonctionnaires appellent à la grève et à une journée d'action le 20 novembre contre les réductions d'effectifs et pour les salaires.

Education - Les cinq fédérations de l'Education - FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Education - se joignent à la grève le 20 pour "dénoncer la politique gouvernementale des 11.200 suppressions de postes" dans l'Education

Le syndicat étudiant Unef, l'Union nationale lycéenne (UNL) et la Fidl (Fédération indépendante et démocratique lycéenne) appellent également étudiants et lycéens à participer à cette mobilisation.

La coordination nationale étudiante contre la loi sur l'autonomie des universités a aussi appelé dimanche 11 novembre à bloquer les gares de France le 13 novembre et à participer à la grève du 14 novembre en signe de "solidarité" avec les cheminots et de "convergence des luttes" contre le gouvernement.

Poste et télécommunications - Cinq fédérations (CGT, CFDT, Sud, FO et CFTC) appellent les salariés de La Poste et de France Télécom à la grève le 20 novembre, pour l'emploi, le pouvoir d'achat, le service public, les conditions de travail, et contre les restructurations.

LCL - CFTC, CGT et FO de LCL (ex-Crédit lyonnais, filiale du Crédit Agricole) appellent les salariés à faire grève le 22 novembre pour une amélioration des conditions de travail et des augmentations de salaires

Justice - Le Syndicat de la Magistrature (SM) et trois syndicats de fonctionnaires de justice (USAJ, CGT, CFDT) ont appelé à une grève, avec manifestation à Paris, le 29 novembre contre la réforme de la carte judiciaire.

(Source AFP)

jeudi 01 novembre 2007

Les députés réforment leur régime de retraite

699410579lesdeputesreformentleurr_2Le bureau de l' Assemblée nationale a décidé mercredi, comme prévu, de réviser le régime de retraite des députés à l'heure où gouvernement et syndicats s'affrontent sur la réforme des régimes spéciaux

La réforme relative aux députés prévoit de supprimer "la faculté de faire liquider sa retraite à partir de 55 ans avec une décote" et d'interdire "la possibilité pour les députés de cotiser, en parallèle, à la caisse des parlementaires et à leur caisse d'origine, sans avoir d'activité dans ce régime", a précisé le premier questeur, Richard Mallié (UMP).

Le collège des questeurs estime "normal" "que les députés s'appliquent à eux-mêmes des efforts identiques car les élus du peuple se doivent d'être exemplaires en tous points".

Les députés avaient déjà fait un pas en adoptant vendredi dernier, dans le cadre du projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2008, un amendement de la commission des Affaires sociales interdisant aux parlementaires fonctionnaires de continuer, pendant leur mandat, à cotiser à leur régime de retraite d'origine alors qu'ils sont obligatoirement affiliés aux régimes de pension de l'Assemblée et du Sénat.

"Les mesures adoptées témoignent de la volonté des députés de mettre un terme à certains particularismes de leur régime de pension et s'inscrivent dans le mouvement de réforme des régimes de retraites", a déclaré, dans un communiqué, le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer (UMP).

Le collège des questeurs avait été chargé le 5 octobre de réformer le régime de retraite des députés à la demande du président de l'Assemblée nationale.

Les trois questeurs, trois députés chargés par leurs pairs de la gestion du Palais-Bourbon sous l'autorité du président de l'Assemblée, sont outre Richard Mallié, Philippe Briand (UMP) et Marylise Lebranchu (PS).

(Source REUTERS)

samedi 27 octobre 2007

Grenelle de l’environnement : les principales annonces

Article_cpshlt64231007211236photo_2Les premiers états-généraux de l'environnement se sont solennellement clos hier en fin d'après-midi. Depuis l'Elysée et en présence de l'ensemble du gouvernement et d'invités de marque: les prix Nobel de la paix Al Gore (2007) et Wangari Maathaï (2004), ainsi que le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, Nicolas Sarkozy a annoncé, ses arbitrages et les mesures dont l'Etat se saisira pour les traduire en plans d'action. Le Parlement sera saisi au premier trimestre 2008 afin d'adopter une loi-cadre qui devrait reprendre un certain nombre de ces propositions.

Le transport

Concernant le transport, il sera créé une éco-pastille sur les voitures. Cette nouvelle taxe écologique annuelle doit "permettre de financer le retrait des vieilles voitures polluantes grâce à une prime à la casse progressive et durable pour aider au rachat d'un véhicule propre".

Le logement

Sur les questions de logement, dans le neuf, le président s'est fixé pour objectif qu'en 2020 tous les bâtiments construits soient "à énergie positive", c'est-à-dire produisant plus d'énergie qu'ils n'en consomment. D'ici cinq ans, au moins un tiers des bâtiments neufs devront être à basse consommation ou à énergie positive. Pour les bâtiments anciens, un plan de rénovation doit réduire de 20% la consommation d'énergie des bureaux et de 12% des habitations en cinq ans, à commencer par les logements HLM. Le président entend "réduire la facture énergétique des ménages de 40% d'ici à 2020".

Nucléaire

Il a précisé par ailleurs, qu’il ne voulait pas créer de nouveau site nucléaire, mais entend "ne pas renoncer ni développer l'énergie nucléaire".

Les autoroutes ferroviaires, TGV et tramways seront privilégiés

Le président de la République indique "que les capacités routières et autoroutières ne seront plus augmentées" et que des "autoroutes ferroviaires" seront mises en place avec la construction des "deux premières lignes nord sud-ouest et nord sud-est sur les 5 ans". Il a confirmé la construction de 2.000 km de lignes TGV "avant 2020", pour un budget de "70 milliards d'euros dans laquelle l'Etat s'engage sur 16 milliards d'euros". Il a aussi annoncé un "énorme effort sur les tramways": "actuellement il y a 329 km de lignes de tramway" hors Paris. "On passera à 1.500 km".

Les voies ferroviaires ainsi dégagées seront affectées au fret. "Ce seront deux millions de camions qui ne traverseront plus la France du Nord au Sud en 2020", a précisé M. Sarkozy. Le chef de l'Etat a, par ailleurs, proposé "un plan d'investissement dans les liaisons fluviales qui retirera des routes un million de camions en 2020".

Nicolas Sarkozy propose également que les camions soient taxés lorsqu’ils passent sur le territoire français, et de taxer les produits des pays qui ne respectent pas les accords de Kyoto.

Taxe carbone: l'Elysée y est favorable dans le cadre d'une révision de la fiscalité

Concernant la taxe carbone, le président a confirmé l’instauration d’une taxe plus large baptisée "Climat Energie", mais cette taxe ne sera pas un impôt de plus, afin de "préserver le pouvoir d'achat et la compétitivité". Bercy devra donc travailler à un transfert d'une partie de la fiscalité sur le travail vers toutes les activités de l'énergie (gaz, électricité, pétrole) ou utilisant de l'énergie (les secteurs primaires, secondaires et même le tertiaire). Sur Europe 1 mardi 23 octobre, Nicolas Hulot s’était déclaré pour la taxe carbone. "Tous les économistes le demandent", a-t-il souligné. Ce dernier a d'ailleurs jugé le bilan du Grenelle "globalement positif, un verrou a sauté", a-t-il estimé en quittant le ministère de l'Ecologie. "Dès 2008, tous les ministères et toutes les administrations feront également leur bilan carbone", a annoncé le président.

Agriculture

Pesticides:

Au niveau des pesticides, Nicolas Sarkozy a demandé une diminution de 50% de l'usage des pesticides dans l'agriculture. Le Grenelle de l'environnement a en outre décidé de faire retirer du marché dans les deux à quatre ans les 50 substances les plus dangereuses utilisées dans l'agriculture.

Bio :

Autre décision: multiplier par trois, de 2% aujourd'hui à 6% d'ici à 2010 ou 2012, la proportion de surfaces consacrées à l'agriculture biologique. Le bio doit aussi bénéficier d'un objectif de 20% des commandes publiques pour la restauration collective. Le président souhaite ainsi que soit proposé au moins une fois par semaine dans les cantines de l’Education Nationale au moins un menu Bio.

OGM :

Nicolas Sarkozy a annoncé la suspension de la culture commerciale des OGM "en attendant les conclusions d'une expertise à conduire par une nouvelle instance, qui sera créée" d'ici la fin de l'année. Le ministre de l'Ecologie avait déjà annoncé le gel de l'utilisation en France du maïs Monsanto 810 en attendant le vote d'une loi sur les OGM, prévue pour le mois de janvier. La future loi sur les OGM mettra en place une haute autorité indépendante; elle devra prévoir le principe de responsabilité, de transparence, de précaution, l'assurance, la coexistence, etc.. Sur les essais en plein champ, le président comme Jean-Louis Borloo se sont dit favorables à une poursuite de la recherche, mais encadrée.

Les défenseurs de la nature et du vivant ont, enfin, été entendus avec la création d'une "trame verte" sur le territoire français, Outre-Mer compris, reliant les espaces naturels afin de faciliter la circulation des espèces sauvages, végétales et animales.

publié sur puteaux2008.com

vendredi 26 octobre 2007

Qui remet vraiment en cause la mixité sociale dans les écoles ?[

Couverture ouvrage
L'école dans la ville : ségrégation, mixité, carte scolaire
Marco Oberti
Résumé :Marco Oberti resitue le débat sur le choix de l’école et la carte scolaire dans le contexte français de ségrégation urbaine et scolaire croissante.
Olivier REY

La question de la réforme de la "carte scolaire" a constitué l’un des rares sujets éducatifs évoqués lors de la campagne présidentielle. Il aurait d’ailleurs pu susciter plus de débats, tant celui sur la carte scolaire amène avec lui la question de la mixité sociale à l’école. Force est de constater que le clivage entre les candidats n’a pourtant pas été si fort qu’on aurait pu le penser. Comme si les tenants de la régulation collective, vaguement honteux du bilan de la carte scolaire, s’accommodaient du libre choix prôné par les libéraux, moyennant quelques aménagements.

Le travail de M. Oberti permet opportunément de resituer à leur juste mesure les différents processus de ségrégation urbaine et scolaire à l’origine de ces questions. Le sociologue pointe en particulier la nécessité d’élargir une vision trop souvent limitée aux établissements populaires, pour prendre en compte le fait que les pratiques de clôture ségrégative sont encore plus fortes "en haut" de la hiérarchie scolaire. Il souligne que la question ne se résume pas à une seule crise de l’idéal méritocratique dans les écoles de banlieues pauvres, et que la responsabilité n’en incombe pas uniquement à des classes moyennes obstinées à fuir ces établissements. La spirale de différenciation qui s’est emparée de l’ensemble du système éducatif menace en fait l’idée même d’un "bien commun" éducatif et, par ricochet, la cohésion de la société.

La course à l’excellence, cause  majeure de la scolarisation hors-commune

Les sociologues ont mis à jour dans les années 60 les inégalités éducatives liées aux inégalités sociales. Depuis quinze ans, c’est la logique de discrimination qui est de plus en plus ressentie. La concentration des classes populaires dans certains établissements amène en effet les élèves à vivre leur échec non plus comme une situation de désajustement par rapport aux normes scolaires, mais bien comme une action discriminante liée à leur origine sociale voire ethnique. Autrement dit, les échecs ne sont plus vécus comme le produit malheureux mais non-intentionnel d’un écart à la culture dominante, mais comme le fruit de stratégies assez systématiques pour écarter certaines catégories de la population des voies de la réussite scolaire et sociale.

Dans une première partie plutôt théorique et pas toujours très fluide, M. Oberti s’attache ainsi à retracer les évolutions parallèles, et plus rarement convergentes, de la sociologie urbaine et de la sociologie de l’éducation concernant la question spatiale.  Dans les parties ultérieures, il précise et confronte ces théories aux résultats des enquêtes qu’il a menées dans le département des Hauts-de-Seine.

Ce département présente en effet de nombreuses situations contrastées, avec une extrême concentration de richesses et d’établissements scolaires publics et privés "d’excellence" dans certaines villes (Neuilly, Puteaux, Levallois, Sceaux, St Cloud…) d’un côté, et de l’autre des communes populaires qui comptent toujours des taux importants d’employés et ouvriers, de populations issues de l’immigration, d’écoles et collèges en ZEP-REP (Bagneux, Malakoff, Villeneuve-la-Garenne, Gennevilliers, Nanterre…). En outre, des quartiers socialement plus mélangés permettent de mieux approcher la question tant discutée des stratégies des classes moyennes, notamment dans les contextes de "gentrification", c’est-à-dire d’investissement de quartiers de tradition populaire par certaines classes moyennes

En centrant l’étude sur Rueil et Nanterre, l’auteur donne à voir les stratégies scolaires concrètes des différents groupes sociaux. A Rueil, commune bourgeoise, la scolarisation dans un collège en-dehors de la commune est modeste et surtout socialement peu différenciée.
A Nanterre, commune populaire, cette scolarisation hors-commune devient significative et fortement contrastée en fonction de la catégorie sociale : près de la moitié des enfants de classes supérieures est scolarisée dans un collège extérieur à la ville et près de 30% de ceux des catégories intermédiaires , contre 14% des employés et 8% des ouvriers. Fuite des familles aisées face à la mauvaise réputation des collèges de ZEP ? Pas forcément, puisque l’évitement des collèges de Nanterre concerne principalement les zones moins populaires à recrutement socialement mixte.  C’est donc bien une volonté de maximiser la performance scolaire de leurs chérubins qui motive les classes moyennes et supérieures, plus que celle d’éviter les établissements de mauvaise réputation.
A Rueil, la concurrence s’organise dans la ville elle-même : prés de 35% des élèves au recrutement social le plus favorisé vont ailleurs que dans le collège public de leur secteur. Cette fuite, en majorité vers des établissements secondaires privés et très sélectifs, a peu à voir avec l’évitement des collèges "mal famés", vu l’homogénéité sociale de Rueil. Elle répond avant tout, là aussi, à une logique de recherche de l’excellence.

Ségrégation sociale et concurrence scolaire se tiennent la main

Marco Oberti tire finalement de ses enquêtes trois modèles idéal-typiques de rapports à l’école. Un premier modèle est caractérisé par une logique de performance, associée aux classes supérieures, qui optent pour des espaces résidentiels sélectifs et une recherche d’excellence scolaire, en ayant fréquemment recours au privé sélectif. Les entretiens réalisés avec des parents qui se rattachent à ce modèle montrent que pour eux la "bonne école" est à la fois une école performante mais aussi "bien fréquentée". Le choix scolaire est clairement un moyen d’effectuer un tri social. Cette vision reste individualiste ; l’école n’est qu’une ressource à optimiser dans un parcours tout entier tourné vers la réussite personnelle et professionnelle, sur un arrière fond de concurrence généralisée.

Le second modèle correspond à la logique d’intégration et de protection plutôt associée aux classes moyennes, qui habitent en majorité dans des espaces socialement mixtes et dont le souci est prioritairement d’assurer une scolarité "normale" à leurs enfants. La socialisation et l’épanouissement de l’enfant sont en effet des éléments qui sont pris en compte à côté de la performance scolaire. L’aspiration majoritaire des parents est plutôt de bénéficier de services éducatifs "dans la moyenne", sans forcément rechercher l’excellence, mais avec le souci que la scolarité ne soit troublée ni par des problèmes de sécurité ni par un environnement éducatif dégradé.

Le troisième modèle renvoie à une logique de retrait, associée à la frange la plus précaire des classes populaires, qui se caractérise par une forte distance au monde scolaire, et qui est finalement la seule catégorie pour qui la carte scolaire apparaît réellement contraignante.

On voit donc que c’est aux deux extrêmes de la société que les dynamiques ségrégatives sont les plus fortes. D’un côté, les catégories sociales supérieures sont à la fois les plus ségrégées dans l’espace urbain et les plus concernées par la scolarisation hors-commune. De l’autre côté, les catégories populaires sont aussi fortement concentrées mais pratiquent peu l’évitement scolaire.

Du côté de l’offre scolaire, c’est la logique de concurrence qui tend à prévaloir, avec des phénomènes de diversification qui contribuent à hiérarchiser les établissements. Plus le profil social de l’établissement est élevé, plus on constate la présence de classes préparatoires aux grandes écoles, de langues rares, de sections internationales et autres options attractives pour les couches sociales favorisées.
Quant au privé, son offre scolaire d’excellence coïncide avec celle du public, et ce généralement dans les communes les plus favorisées : le privé ne compense pas les déséquilibres mais les renforce en créant une émulation sélective avec le public.
Au final, si l’on prend l’exemple des collèges, les établissements scolaires ne sont donc pas le simple reflet de leur environnement : qu’ils soient attractifs ou stigmatisés, ils sont plus ségrégés que les secteurs de recrutement eux-mêmes !

Une vraie demande de qualité éducative standard

Pourquoi alors le débat sur la ségrégation urbaine et scolaire se concentre-t-elle sur les classes moyennes accusées de chercher à se distancier des classes populaires ? Sans doute parce que la formation de mondes sociaux cloisonnés est perçue comme un péril pour la cohésion sociale, répond M. Oberti. "Cette injonction à davantage de mixité, toujours pensée en termes de mélange entre classes moyennes et classes populaires, ne constitue-t-elle pas la voie privilégiée de recherche de cette cohésion sociale dont une frange importante des classes supérieures, et tout particulièrement l'élite politique, ne cesse de rappeler les vertus tout en s'en affranchissant ?"

Ces classes moyennes sont mises en accusation au moment même où leurs marges de manœuvre se réduisent du fait du durcissement du jeu social par les classes supérieures : il est de plus en plus difficile aussi bien d’aller se loger dans les beaux quartiers que de forcer la porte des "meilleurs" établissements scolaires.

La vision polarisée des métropoles et de leurs banlieues s’est imposée comme l’image dominante, bien que déformée, de la réalité urbaine, avec des effets d’emballement quant à la peur du déclassement associé à la cohabitation avec les classes populaires et les immigrés. L’enquête qualitative d’Oberti montre à ce sujet qu’une large frange des classes moyennes ne rejette pas la mixité sociale et serait prête à jouer le jeu d’établissements "normaux", si tant est qu’une sorte de qualité éducative minimum soit garantie partout.

Ce n’est pourtant pas la voie que semblent prendre les politiques publiques en France. En réduisant la crise de l’école aux difficultés des établissements des quartiers difficiles, on répond en terme de création de filières d’excellence, soit en implantant des filières prestigieuses en banlieues populaires, soit en favorisant l’accès aux grandes écoles à quelques banlieusards méritants. Oberti remarque en l’occurrence que le souci de diversification de l’élite, si prisé actuellement, n’a pas grand chose à voir avec l’exigence de garantir une égalité des chances scolaires pour tous, dans un souci de mixité sociale plus large.

Dans ce contexte, une réforme de la carte scolaire qui respecterait un véritable objectif de mixité imposerait d’abord de proposer une offre scolaire homogène au niveau du collège (bien loin de la remise en cause du "collège unique"), de redéfinir les secteurs scolaires par bassins plutôt que par communes et d'organiser la mobilité de façon à ce qu’elle ne soit pas réservée à certains groupes sociaux. Enfin, elle supposerait l'implication de l’enseignement privé dans la négociation. Il s’agit là, à l’évidence, de choix politiques majeurs qui ont peu à avoir avec la réforme de "bon sens" à laquelle on ramène parfois la réforme de la carte scolaire…

publié sur nonfiction.fr

lundi 22 o