lundi 24 novembre 2008

Elections internes au Modem de Puteaux

Les élections internes du Modem de Puteaux se dérouleront mercredi 26 novembre.

Les candidats au renouvellement de la section sont :

Candidats à la Présidence :

Eric DEFLANDRE

Evelyne SANKA

Jean-Bernard PAULET

Pierre-Jacques CASTANET

Valérie GILTON

Vincent BRACK

Candidats représentants de section au conseil départemental :

Alain LORGERIL

Claude NAIRAC KLEIN

Marie-France PAULET

Référent :

Pierre CREUZET

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mercredi 12 novembre 2008

Prochain Conseil Municipal de Puteaux : lundi 17 novembre à 19h

Un parcours de golf en 18 points !

Ordre du jour du Conseil municipal du 17 novembre

  1. Désignation d'un secrétaire de séance
  2. Appel nominal
  3. Procès verbal de la séance du 16 octobre
  4. Communications
  5. Résultat de l'appel d'offres ouvert relatif à la location de matériel de restauration
  6. Résultat de l'appel d'offres ouvert relatif à la fourniture d'article à usage unique
  7. Résultat de la procédure de mise en concurrence relative à l'opération intergénrationnelle "Puteaux en Neige" saison 2008/2009
  8. Principe de la délégation de service public concernant l'enlèvement, la garde et la restitution de véhicules sur le territoire de a ville
  9. Avenant n°1 au lot n°5 - fourniture de mobiliers et de sièges contemporains au concept original pour la restauration collective - du marché relatif à la fourniture de mobilier et de fauteuils pour les services municipaux
  10. Avenant n° 2 au marché relatif à la fourniture de services de télécommunications
  11. Avenant n° 1 -impression de publications- du marché relatif à la réalisation de travaux d'impression
  12. Avenants relatifs aux marchés de travaux d'assistance à maîtrise d'ouvrage pour la construction d'un équipement public destiné à la petite enfance sis rues Saulnier/Godefroy
  13. Mise en réforme de véhicules municipaux
  14. Révision simplifiée n°3 du Plan d'Occupation des Sols partiel n°3 relatif au projet de la "Tour Phare" de la Défense : bilan de la concertation publique et approbation du dossier révisé
  15. Protocole transactionnel LAINE DELAU relatif au marché de construction du Palais des Sports
  16. Convention d'assistance informatique entre la Ville et le Centre Communal d'Action Sociale
  17. Renouvellement de la convention entre la Commune et la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports pour la gestion du Bureau Information Jeunesse de Puteaux
  18. Avis sur des demandes de dérogation au principe du repos hebdomadaire le dimanche

samedi 11 octobre 2008

19h, jeudi 16 octobre : Conseil Municipal de Puteaux

Chacune et chacun est invité !

Précisions sur ordre du jour à venir...

jeudi 02 octobre 2008

Qui dit la vérité ? Mensonge ou escroquerie ?

Les Ceccaldi-Raynaud, père et fille, étaient convoqués hier après-midi devant le tribunal de Nanterre. Le responsable d’une société qui a assuré pendant plusieurs années la fourniture de matériel pour les cuisines municipales réclame 20.000 € à la ville de Puteaux. (...)

Sur son blog, Christophe Grébert précise que ce chef d'entreprise accuse Charles et Joëlle Ceccaldi-Raynaud d'escroquerie et de faux témoignage. Ils auraient fait réaliser par la Ville un audit et l'auraient manipulé afin de ne pas régler ses factures.

"Dans sa plainte, ce patron explique qu’on lui a demandé de créer différentes sociétés. Il s’agissait, selon lui, de fractionner les marchés pour que la municipalité n’ait pas à lancer d’appels d’offres publics."

A l’audience, Joëlle Ceccaldi-Raynaud était représentée par un avocat, mais son père Charles était absent, et non représenté. L’audience contradictoire a été fixée au 10 février 2009.

Lire l'article dans Le Parisien du 01/10/08

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Le CES de Puteaux : "mode d'emploi"

Le Conseil économique et social a tenu sa première assemblée le 13 septembre au cours de laquelle les membres ont élu les présidents des commissions.

Elus pour un mandat de deux ans, les Présidents des Commissions sont :

  • Gérald LAMBILLIOTE : Commission Aménagement, Environnement, Développement durable, Urbanisme, Cadre de vie
  • Marc THIERRY : Commission Action familiale, Sanitaire et sociale
  • Luc AÏT AÏSSA : Commission Animation urbaine, Education, Jeunesse, Sport et Loisirs
  • Gérard BRAZON : Commission Transport, Circulation, Sécurité
  • Richard KOUBI : Commission Développement économique, Commerce, Artisanat, Technologies de l’information, Formation

Les Présidents ont pour mission d’animer leur commission et de présenter un compte-rendu annuel de leurs travaux au Conseil municipal. En s’appuyant sur leur expérience et leur expertise, ils débattront de sujets d’intérêt général et proposeront au maire des avis et des projets concernant les thématiques spécifiques des commissions.

Composé de 60 membres répartis en cinq commissions, le Conseil Economique et Social (CES) de Puteaux est un organe consultatif. Présidé par le Maire, le CES local est un lieu de concertation comprenant 20 membres représentant le secteur associatif, 20 membres le secteur industriel et commercial, et enfin 20 autres habitant Puteaux et ayant, par leur action, un intérêt dans la vie économique et publique locale. Cette initiative permet de créer un réseau partenarial et de fonder une dynamique participative avec les Putéoliens et les forces vives de la société civile.

La création d’un CES local était l’un des engagements du programme de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, Député-Maire de Puteaux. Son principe a été adopté par délibération du Conseil municipal du 22 mai dernier. Il témoigne de la volonté d’impulser une nouvelle pratique démocratique à Puteaux en constituant un organe consultatif de travail, collaborant en étroite relation avec Bernard Gahnassia, Maire-adjoint au Développement économique et de Franck Cavayé, conseiller municipal délégué au Conseil Economique et Social.

Prochain rendez-vous : la première séance plénière annuelle du CES, le 17 octobre prochain, placée sous l’autorité de Jean-Claude Boucherat, Président du Conseil économique et social de la Région Ile-de-France.

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dimanche 28 septembre 2008

Un grand espoir est né dans la fédération MoDem des Hauts-de-Seine

Lu sur le blog de Christophe Grébert, conseiller municipal Modem de Puteaux

Au terme d'une campagne interne de 5 semaines, où nous n'étions absolument pas attendus, la liste "Vraiment MoDem" pour la présidence du MoDem des Hauts-de-Seine et le "Collectif Vraiment Orange" pour le conseil départemental ont obtenu hier pas loin 4 voix sur 10. Nos concurrents - jusqu'au jour du vote - nous prédisaient 10% ! Ils se sont sacrément trompés !

Sous réserve de la validation des résultats par les instances nationales, l'équipe sortante, menée par Antoine Dupin, est donc reconduite, mais c'est nous qui avons créé la surprise : jamais autant de militants ne s'étaient déplacés aux urnes pour une consultation interne dans la fédération du 92. Même si ce scrutin a été marqué par un taux de procurations élevé (plus d'une voix sur 3 ! ce qui n'est jamais très sain pour la démocratie), dans les bureaux de vote - à Montrouge, Colombes et Boulogne - on a fait la queue toute la journée pour voter !

2894947314_8b249c6090Jamais rien ne sera plus comme avant ; un formidable espoir est né. Cet espoir, notre rôle est maintenant de le concrétiser : Pierre Creuzet devient vice-président du MoDem des Hauts-de-Seine ; 2 autres de nos candidats siègeront à la présidence collégiale, Blanche Mühlmann et Christophe Oheix.
Au conseil départemental, nous envoyons environ 80 personnes. J'y siègerai (je suis également élu à la conférence nationale). Nous y représenterons une force active, créative et dynamique.

Pendant cette campagne, les uns et les autres ont beaucoup promis : chacun s'est engagé à travailler de manière collaborative, d'écouter et de consulter les militants. Nous serons là pour que ces engagements soient respectés.
Chacun a aussi parlé de la nécessité de rassembler. C'est désormais de la responsabilité première de la majorité d'assurer ce rassemblement. Sur ce point nous serons particulièrement attentifs. La distribution des responsabilités au sein de la présidence collégiale et la composition du futur bureau départemental en seront les principaux et premiers indicateurs. Il est évident pour nous qu'elles devront refléter le poids de chaque liste.

Par ailleurs, j'ai lu pendant la campagne, sur des blogs ou dans des mails, des attaques personnelles inacceptables : j'attends de la nouvelle présidence un avertissement clair contre ceux qui n'ont pas respecté notre charte éthique. Appartenir à un parti impose de respecter certaines règles. Sur ce point, nous avons été exemplaires au sein de l'équipe "Vraiment MoDem" et du "Collectif Vraiment Orange".

C'est aussi pour cela que nous avons tous été fiers de mener campagne auprès de Pierre Creuzet. Son comportement, plein d'énergie et d'humanité, est toujours resté pleinement en phase avec les valeurs du MoDem. Il fera un très bon vice-président pour la fédération des Hauts-de-Seine. Et nous serons là pour le soutenir et pour soutenir aussi la réalisation de notre projet, dont l'équipe concurrente a reconnu la qualité.

Parce que tout ce que nous avons accompli en quelques semaines doit se poursuivre et s'amplifier, pour l'avenir, Pierre Creuzet m'a chargé de continuer à animer www.92democrate.com. Ce blog sera un outil de promotion des valeurs démocrates dans les Hauts-de-Seine.

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samedi 27 septembre 2008

Cà bouge au Modem 92 ! Samedi 27 septembre, Elections de la Présidence du Modem 92

Présidence du Mouvement Départemental

La direction des mouvements départementaux est collégiale. Une « présidence » est élue à la tête des mouvements départementaux. Elle comprend sept membres*, élus par les adhérents à l’issue d’un scrutin à la représentation proportionnelle, à la plus forte moyenne, sur listes complètes. Les autres candidats élus sont vice-présidents du Mouvement départemental (extrait du règlement intérieur national.

* la présidence comprend entre cinq et sept membres. Il a été décidé que sept membres seront élus dans les Hauts-de-Seine en raison du nombre d’adhérents dans notre département.

Les candidatures validées par la Commission électorale :

Pierre Creuzet : déclaration

  1. Pierre CREUZET (Nanterre)
  2. Blanche MÜHLMANN (Asnières sur Seine)
  3. Christophe OHEIX (Clamart)
  4. Caroline PEGANG (Antony)
  5. Sylvain CANET (Boulogne Billancourt)
  6. Bénédicte CADORET (Montrouge)
  7. Christophe GREBERT (Puteaux)

Antoine Dupin : déclaration

  1. Antoine DUPIN (Meudon)
  2. Chantal BRAULT (Sceaux)
  3. Philippe TROTIN (Rueil-Malmaison)
  4. Marie DARVES-BORNOZ (Bagneux)
  5. Alexandre BOCQUILLON (Saint-Cloud)
  6. Marie-Christine ROQUE (COURBEVOIE)
  7. Jeanne DEFRANOUX (Boulogne)

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Les tontons flingueurs des Hauts-de-Seine

Le « 92 », un département sur lequel la droite règne sans partage depuis toujours. Cet été, Patrick Devedjian avait ouvert le feu en dénonçant les pratiques en vigueur dans l’ancien fief de Nicolas Sarkozy. Explications.

La rentrée des classes, c’est l’heure des retrouvailles. En première page de La Lettre bleue , le bulletin officiel du conseil général des Hauts-de-Seine, la photo marque celles de Patrick Devedjian et d’Isabelle Balkany, au milieu d’une petite foule d’élus et de notables, sous le préau d’un collège. Cravate rouge pour lui, collier de perles pour elle. Scène rassurante d’une réconciliation, après une bruyante fâcherie d’été. L’image est pourtant trompeuse : à y regarder de près, la légende évoque une inauguration à Suresnes qui remonte au mois de juin... Et si le texte de Devedjian qui l’accompagne célèbre la « confiance » portée à sa vice-présidente, c’est entre les lignes qu’il faut le lire. Non comme un armistice mais, au mieux, comme un cessez-le feu. Dans le « 92 » flotte encore une odeur de poudre.

La fusillade a éclaté en juillet, quand le président du conseil général (où il a succédé à Nicolas Sarkozy) a déclaré-dans Le Monde -qu’il subissait des attaques parce qu’il s’employait à « nettoyer les écuries d’Augias ». Bien à sa manière, acide et érudite, la référence mythologique ( lire encadré ) a provoqué des hurlements dans la droite départementale. Charles Pasqua a montré les dents, les Balkany ont crié à la « démission ». Bien d’autres n’ont simplement pas compris. Que Devedjian se compare à Hercule pouvait passer ; mais qu’il officialise le soupçon sur les pratiques en vigueur dans le fief dont avait hérité Nicolas Sarkozy était impardonnable.

L’intéressé se défend. « Je ne vois pas pourquoi je devrais regretter d’avoir dit ce qui est, explique-t-il au Point . Depuis mon arrivée au conseil général, j’ai une perquisition par mois. En dénonçant les irrégularités et en aidant les juges, je ne fais que poursuivre l’action de mon prédécesseur. » Déclaration calibrée avec soin, mais à laquelle l’ancien avocat, qui se damnerait pour un bon mot, ne résiste pas à ajouter, de sa voix aigre-douce : « Je ne vois pas pourquoi Pasqua et les Balkany se sentent visés ; je n’ai cité aucun nom... »

Aucun nom, certes, mais quel grabuge ! Furieux, le chef de l’Etat a laissé sans réponse le mot manuscrit que Devedjian lui a envoyé aussitôt après ses déclarations. Il a chargé Claude Guéant de le réduire au silence : jadis collaborateur de Pasqua, le secrétaire général de l’Elysée reste le surveillant général officieux des Hauts-de-Seine. Depuis, chacun spécule sur l’avenir politique de l’imprudent. Dans une ambiance de tragi-comédie plus proche d’Audiard que de Shakespeare, on prend des paris sur la fin de l’histoire : sera-ce « Les tontons flingueurs » ou « Le cave se rebiffe » ?

« Nicolas a trouvé l’attitude de Devedjian très maladroite », euphémise Brice Hortefeux, ministre et confident du chef de l’Etat. « Le président a imposé la paix des braves, rassure le secrétaire d’Etat Roger Karoutchi, qui est aussi sénateur du cru. Une telle pagaille dans son département, ça faisait mauvais genre ! » Et Jean Sarkozy, fils de son père et nouveau chef de file de l’UMP au conseil général, confie sa désapprobation : « Je me méfie des Saint-Just et du "tous pourris". S’il y a des scandales, qu’on laisse la justice travailler. Compte tenu de mon âge, je suis le seul qui ne puisse pas se sentir visé, mais on n’a pas à jeter l’anathème sur son camp. »

C’est vrai qu’ici la politique est une affaire de famille. On s’y tutoie et on s’y querelle. Mais on ne casse pas la vaisselle en public. Depuis l’origine, la droite règne sans partage sur les Hauts-de-Seine : en 1967, le tracé du département avait été étudié pour que le vote des banlieues huppées contrebalance celui des cités ouvrières. L’étrangeté de ce territoire en forme de haricot, où voisinent villas cossues, barres HLM et gratte-ciel futuristes, est inscrite dans ce calcul initial. Lancés par Pasqua à l’assaut des municipalités communistes dans les années 80, les barons d’aujourd’hui ont érigé leur fortune politique sur cet eldorado foncier : Balkany (Levallois-Perret), Santini (Issy-les-Moulineaux) et Devedjian (Antony) y ont joué au Monopoly avec succès, érigeant autant de citadelles électorales. Pasqua était leur suzerain, mais non leur maître.

En 2004, vingt et un ans après lui avoir soufflé la mairie de Neuilly, l’actuel chef de l’Etat a poussé Pasqua vers la sortie pour s’installer à la tête du département. L’ancien ministre était cerné par les juges et Sarkozy avait besoin d’une base arrière pour préparer sa campagne présidentielle. Il y installa ses équipes, avec une consigne expresse qui en disait long sur ses propres inquiétudes : « Tout ce qui paraît anormal devra être signalé à la justice. » Moins par volonté de faire le ménage que pour se prémunir de tout scandale qui aurait risqué de compromettre ses ambitions nationales. « On lui a fait croire n’importe quoi », dit Pasqua, l’air boudeur. Sous l’autorité de Guéant, installé au siège du département, deux collaborateurs choisis pilotaient le dispositif d’alerte : d’abord Christophe Mirmand (« Robocop »), devenu depuis préfet de Haute-Loire, puis, en 2006, Erard Corbin de Mangoux, devenu conseiller à l’Elysée et, d’autre part, la directrice adjointe des affaires juridiques, une certaine Rachida Dati...

Devedjian a raison de rappeler que nombre d’enquêtes aujourd’hui en cours dans les Hauts-de-Seine trouvent leur origine dans cette période de vigilance. Si son regard était braqué vers Paris, Nicolas Sarkozy a donné en personne quelques signaux. Dès son arrivée, il écarta le directeur des services nommé par son prédécesseur, Bernard Bled, transfuge de la mairie de Paris des années Chirac, dont l’influence l’inquiétait. Il diminua les crédits de l’université Léonard-de-Vinci, créée et présidée par Pasqua, qui s’y était replié dès son départ du conseil général. Enfin, il démissionna de la présidence de la SEM Coopération, elle aussi fondée par son prédécesseur pour organiser des opérations humanitaires en Afrique, mais dont la chambre régionale des comptes critiquait l’opacité. Fils d’un promoteur ami de Pasqua, le directeur de ladite SEM fut limogé l’année suivante. Avant que Devedjian n’achève le travail : il a dissous la société. Une enquête a révélé, depuis, d’étranges facturations vers une société de Hongkong, dont l’ayant droit aurait été le fils d’un vice-président du conseil général, blanchi depuis...

D’autres interventions ont été plus discrètes : un élu d’Asnières, mis en examen dans l’une des multiples enquêtes qui visent Manuel Aeschlimann, l’ancien maire (UMP) battu aux dernières municipales, a ainsi raconté au juge avoir été « convoqué par Nicolas Sarkozy » pour lui expliquer les dessous de l’affaire et l’aider à mesurer les risques encourus par son protégé. Poursuivi pour « complicité de favoritisme » dans l’attribution d’un marché municipal, Aeschlimann, longtemps admis au sein du premier cercle sarkozyste (le chef de l’Etat est le parrain d’un de ses enfants), est à présent en rupture de ban. La police scrute sa gestion passée. Il y a de quoi. L’un de ses adjoints confiait des animations à des sociétés de spectacles dont il était actionnaire ; le fils d’un important élu de Neuilly était à la fois cadre dirigeant dans un groupe de promotion immobilière et adjoint chargé de l’urbanisme à la mairie d’Asnières.

De longue date, le népotisme est institué en règle dans le département. « Famille, je vous aime » pourrait en être la devise. A Levallois-Perret, Isabelle Balkany est l’inamovible première adjointe de son époux, Sophie Devedjian est première adjointe du nouveau maire d’Antony, Marie-Dominique Aeschlimann était à la fois l’adjointe et l’assistante parlementaire de son mari. A Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud a succédé en 2004 à son père, Charles, maire depuis 1971.

Figure caricaturale du clientélisme corse-costumes croisés, voix de fausset et manière viriles-, le vieil homme est revenu en 2007 se présenter contre sa fille, qu’il qualifiait en public d’ « idiote » et d’ « usurpatrice » ! Quelques mois plus tôt, il avait secrètement tenté de convaincre Brice Hortefeux-qui fut jadis son collaborateur-de briguer la mairie à sa place. Finalement, le patriarche a été battu, mais il n’a même pas pu jouer les opposants au conseil municipal : le code électoral interdit la présence de trois membres d’une famille dans la même assemblée et son petit-fils s’est fait élire sur la liste de sa fille...

Moins réputée que Neuilly, moins célèbre que Boulogne, moins chargée d’histoire que Nanterre, Puteaux est la ville la plus riche du département-et de France !-depuis qu’ont surgi de son territoire les tours de la Défense, gisement de béton, de verre et de recettes fiscales qui déverse chaque année dans les caisses municipales quelque 45 millions d’euros de taxe professionnelle, versés par les entreprises qui y ont élu domicile.

C’est aussi la ville où tous les coups sont permis. En 1973, l’ancien maire socialiste Georges Dardel, dont Charles Ceccaldi-Raynaud fut d’abord l’adjoint puis le tombeur, vitupérait les turpitudes locales dans un pamphlet au titre explicite : « Puteaux = Chicago ». Deux ans plus tôt, un colleur d’affiches avait été tué par balles par des militants ceccaldistes. A sa sortie de prison, l’un d’eux monta une société de nettoiement qui obtint aussitôt plusieurs contrats dans les buildings de la Défense...

Trente ans plus tard, c’est le marché du chauffage du grand quartier d’affaires qui intéresse la justice. La société attributaire comptait parmi ses dirigeants l’ancien responsable de l’office HLM de Puteaux, et un courtier basé au Luxembourg a raconté aux enquêteurs avoir dû convoyer 15 millions de francs dans des mallettes pour permettre le versement de commissions. Mais à qui ? L’information judiciaire, ouverte en 2004, ne l’a toujours pas dit.

Pareille lenteur n’est pas exceptionnelle. Pour quelques dossiers bien avancés, la plupart progressent peu depuis deux ans. Plusieurs concernent la SEM Coopération et sa jumelle, la SEM 92, bras armé de la politique immobilière du département, par lesquelles ont transité, en vingt ans, plusieurs centaines de millions d’euros. Nommé en mars 2007 à la tête du parquet de Nanterre, le procureur Philippe Courroye, ancien juge d’instruction financier à Lyon et Paris, a surpris par son manque de pugnacité.

De fait, c’est une juge de Versailles qui a mis en examen André Santini dans l’affaire de la fondation Hamon : un imbroglio administratif et financier autour du projet mort-né d’un musée d’art moderne dans lequel le département a englouti 7 millions d’euros (voir Le Point du 15 novembre 2007), mais qui n’empêche pas le maire d’Issy-les-Moulineaux de garder sa place au gouvernement.

Autre exemple édifiant : ouverte depuis quatre ans, l’enquête sur les dessous occultes de l’informatisation des collèges traîne elle aussi en longueur sans avancée décisive. L’ex-directeur des affaires scolaires du conseil général a été mis en examen en novembre 2004, après la découverte d’un système de fausse facturation qui impliquait aussi le chef du service informatique et la responsable du dossier des collèges. Or cette dernière, présentée comme une proche d’Isabelle Balkany (elle-même chargée des questions scolaires au conseil général), occupait auparavant un poste à la mairie de Levallois... qu’elle a retrouvé aussitôt après sa mise en examen.

Plus troublant encore : sur les ordinateurs saisis au conseil général dans le cadre de l’enquête, les policiers ont constaté que les disques durs avaient été effacés et que l’opération avait été effectuée un dimanche. Mais lorsqu’ils ont demandé à consulter le registre des entrées et sorties du bâtiment pour en identifier l’auteur, le service de sécurité leur a répondu que ce cahier manquait aux archives...

Convoquée en qualité de témoin au printemps dernier, Isabelle Balkany s’est déclarée étrangère à cette affaire, affirmant qu’elle ne « traitai [t] pas les commandes de matériels ». « J’ai 87 collèges et 75 000 gamins sur les bras , explique-t-elle au Point , dans son inimitable langage fleuri. Vous croyez vraiment que j’ai le temps de me casser le cul avec des achats d’ordinateurs ? »

Isabelle et Patrick Balkany assurent que les dossiers locaux suffisent à leur bonheur. La ville de Levallois, où leur popularité paraît inaltérable, est pourtant lourdement endettée (environ 300 millions d’euros) et attire moins d’investisseurs chaque année. Plusieurs enquêtes ont aussi été lancées sur la Semarelp, plaque tournante des programmes immobiliers de la commune, dont les conclusions tardent à venir. Au mois de mai 2008, la police a perquisitionné les bureaux de la société-dont le directeur général, cousin d’Isabelle Balkany, a été remplacé avant l’été par le directeur de cabinet de son mari...

Le mois suivant, Patrick Balkany a officialisé le projet de deux tours de 80 000 mètres carrés et d’un hôtel de luxe sur sa commune, dont les droits à construire ont été vendus, via la Semarelp, à un cheikh saoudien pour 300 millions d’euros. Domaine réservé du maire (Levallois n’a pas d’adjoint à l’urbanisme), l’immobilier reste la principale richesse-et l’objet de toutes les convoitises. Déjà se profilent l’extension du périmètre de la Défense ( lire ci-contre ) et l’affrontement annoncé entre Jean-Christophe Fromantin, le nouveau maire, et le conseiller général Jean Sarkozy, sur le projet de voie souterraine à Neuilly. Du béton, des milliards et des rivaux : la suite de l’histoire des Hauts-de-Seine est déjà en train de s’écrire.

Les écuries d'Augias, l'un des douze travaux d'Hercule

Roi d'Elis, dans le Péloponnèse, Augias possédait d'immenses troupeaux et ses écuries n'avaient pas été nettoyées depuis trente ans. Augias offrit à Hercule un dixième de ses bêtes s'il parvenait à les curer en un jour. Le héros fendit les murs et fit passer à travers les écuries deux fleuves, l'Alphée et le Pénée. Sa tâche accomplie, il réclama son dû. Mais Augias refusa d'honorer sa promesse. Hercule, indigné, le tua, pilla sa capitale et installa son fils sur son trône. L'expression « nettoyer les écuries d'Augias », indique le Petit Robert, signifie « porter l'ordre, la propreté, là où régnaient la corruption, la malhonnêteté »

Charles Pasqua : Le mentor

Président du conseil général à deux reprises (1973-1976, 1988-2004), il en fait la notoriété, la politique et la réputation (contrastée). Poursuivi par la justice dans de multiples affaires.

Charles Ceccaldi-Raynaud : Le revenant

Maire de Puteaux de 1971 à 2004, il a cédé son fauteuil à sa fille, pour le lui disputer l'an dernier ! Avec ses allures de vieux gangster, il a fondé sa carrière sur un clientélisme assumé.

Joëlle Ceccaldi-Raynaud : La rebelle

Suppléante de Nicolas Sarkozy aux législatives, elle a succédé à son père à la mairie de Puteaux. Elle pourrait gagner le Sénat en 2010 pour laisser sa circonscription à Jean Sarkozy.

Manuel Aeschlimann : Le banni

Maire d'Asnières, ce proche du président rêvait d'installer dans sa ville un « laboratoire du sarkozysme ». Battu en 2007, il est à présent cerné par les enquêtes et ne se montre plus.

André Santini : L'ancien

Maire d'Issy-les-Moulineaux depuis 1980, il est un pilier de la droite départementale. Ses bons mots l'ont rendu célèbre. Malgré sa mise en examen, il est toujours secrétaire d'Etat.

Le 92 en chiffres

Superficie : 176 km2.

Population (en 2006) : 1 532 000 habitants. Communes : 36.

Densité : 8 705 hab./km2.

Budget 2007 du conseil général : 1,6 milliard d'euros.

PIB : 90 milliards d'euros (en 2000, selon l'Insee).

Potentiel fiscal par habitant (en 2005) : 902 euros (le plus élevé de France).

Droits de mutation sur les transactions immobilières (en 2007) : 430 millions d'euros

Le pactole de la Défense

Dans un département où le mètre carré constructible est aussi cher que le pétrole, les gratte-ciel de la Défense ressemblent à des derricks. Ils assurent pour longtemps la fortune de Puteaux et de Courbevoie, mais aussi celle du conseil général, qui a perçu en 2006 150 millions d'euros de taxe professionnelle. Et le gisement n'est pas près de s'épuiser : inauguré en juillet 2006 par Sarkozy (alors président du conseil général), le plan d'extension de la Défense prévoit 450 000 mètres carrés de bureaux et 100 000 mètres carrés de logements. Plusieurs nouvelles tours seront érigées et d'autres seront reconstruites. Enjeu financier : dresser une tour coûte 1 milliard d'euros. Enjeu politique : en 2000, Jean-Claude Gayssot, ministre communiste de l'Equipement, avait organisé la partition du domaine afin de permettre à Nanterre, tenue par le PCF, de négocier avec les promoteurs sans passer par l'Epad (l'établissement public de la Défense). Aujourd'hui, la réunification du quartier augmentera mécaniquement les recettes de l'Epad, donc du département. Une revanche pour Patrick Devedjian : il y a cinquante ans, la fabrique de casseroles de son père avait été expropriée pour que naissent les premiers bâtiments... §

Patrick Balkany : Le promoteur

Maire de Levallois-Perret et ami de jeunesse de Nicolas Sarkozy, il a fait de sa ville une capitale de l'immobilier de bureaux. Sa détestation pour Devedjian n'est un mystère pour personne.

Isabelle Balkany : La pétroleuse

Bras droit de son mari et vice-présidente du conseil général, elle a échoué à renverser Devedjian. Sa gouaille est proverbiale. Son rêve : voir Jean Sarkozy suivre la voie de son père.

Patrick Devedjian - Le nettoyeur

Ancien avocat, successeur de Nicolas Sarkozy à la tête du département, il dit vouloir "aider les juges" à rétablir la transparence dans le département. Ses propos l'ont affaibli et isolé.

Des policiers perdent leur procès contre un bloggeur

Trois policiers municipaux de Puteaux qui avaient déposé une plainte contre le journaliste-bloggeur Christophe Grébert, auteur d'une vidéo qui selon eux portait atteinte à leur image, ont été déboutés par le tribunal de grande instance de Paris.

Christophe Grébert (Sipa)

Christophe Grébert (Sipa)

Le tribunal de grande instance de Paris a donné raison au journaliste-bloggeur Christophe Grébert, mercredi 24 septembre, face à trois policiers municipaux de Puteaux (Hauts-de-Seine) qui avaient déposé une plainte à son encontre pour atteinte à leur image. Christophe Grébert les avait filmés, le 7 juillet 2007, de profil ou de dos, en train de discuter avec des manifestants lors d'un rassemblement des fidèles de l'Eglise évangélique de Puteaux. Ces derniers démolissaient un mur construit par la mairie devant leur local.
La 17e chambre civile a estimé pour sa part que le droit à l'image devait "céder devant le droit à l'information du public", jugeant en outre que la plainte pour atteinte à la vie privée était d'autant moins justifiée que les images en cause ne visaient pas les policiers, ceux-ci n'apparaissant qu'à "titre accessoire" sur les images de Christophe Grébert.

"Harcèlement judiciaire"

Selon Christophe Grébert, ancien militant du PS ayant rejoint les rangs du Modem, et qui n'en est pas à son premier procès contre la mairie de Puteaux, il s'agit d'un "harcèlement judiciaire". Lors de l'audience du 2 juillet dernier, le bloggeur, qui est actuellement conseiller municipal d'opposition, avait assuré que la plainte des policiers était téléguidée par le maire sortant, afin de perturber les élections municipales de 2008.
Candidat malheureux aux dernières municipales face à la députée-maire UMP Joëlle Ceccaldi-Raynaud, Christophe Grébert se définit lui-même sur son blog comme "un Putéolien qui a décidé de l'ouvrir".
source

mardi 09 septembre 2008

Lundi 15 septembre à 19h : Prochain Conseil Municipal de Puteaux

L'ordre du jour :

1°/ Désignation d’un secrétaire de séance

2°/ Appel nominal

3°/ Procès verbal de la séance du Conseil Municipal en date du 9 Juillet 2008

4°/ Communications

5°/ Résultat de la procédure de mise en concurrence relative à l’organisation de séjours destinés aux jeunes Putéoliens pour les vacances scolaires de l’hiver 2009

6°/ Résultat de l’appel d’offres ouvert relatif aux travaux d’aménagements intérieurs du complexe cinématographique – Ilot Montaigne

7°/ Demande de délégation de compétence auprès du Syndicat des Transports d’Ile de France relative à l’exploitation du Buséolien (Ligne 541)

8°/ Convention cadre entre la Ville de Paris et la Commune de Puteaux pour l’implantation de stations Vélib’

9°/ Conventions entre la Ville de Puteaux et les Voies Navigables de France pour l’occupation temporaire du Domaine Public Fluvial pour trois rejets d’eaux pluviales dans la Seine

10°/ Convention de mise en superposition d’affectations du domaine public fluvial pour la mise en œuvre et la gestion de promenades piétonnes sur la Commune de Puteaux

11°/ Avenant administratif n°1 relatif au marché de travaux d’un système d’assainissement sur l’Ile de Puteaux Phase 2 – lot n° 2

12°/ Avis sur les modifications de la réglementation des taxis dans la zone parisienne

13°/ Conventions de mise à disposition de locaux situés 2 rue des Fusillés de la résistance au profit de la délégation locale de la Croix Rouge Française et de l’Amicale de la protection civile de Suresnes-Puteaux

14°/ Modification du tableau des emplois permanents des agents de la Ville de Puteaux

15°/ Actualisation de la liste des logements de fonction attribués pour nécessité absolue de service et des logements de fonction pour utilité de service

16°/ Adoption des taux de vacation des assistants maternels

17°/ Création d’un emploi de médecin du travail

18°/ Avis sur des demandes de dérogation au principe du repos hebdomadaire le dimanche

19°/ Convention de mise à disposition de berceaux entre la Société EVANCIA et la Ville

20°/ Conventions de prêt de matériels pédagogiques à usage individuel dans le cadre du plan HANDISCOL

21°/ Fixation des tarifs des classes d’environnement à compter de l’année 2008/2009

22°/ Prise en charge de frais de déplacement à OPOCNO (République Tchèque)

23°/ Institution d’un abattement à la taxe d’habitation en faveur des personnes handicapées

24°/ Attribution d’une subvention à l’Association Franco-Portugaise de Puteaux

25°/ Attribution d’une subvention de la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris

26°/ Attribution d’une dotation de coopération à la Ville de Kati au Mali pour le festival international du livre « Etonnants voyageurs Bamako »

27°/ Contribution de la Ville à la Maison de l’Emploi, de la formation et des entreprises Rives de Seine

28°/ Décision modificative n°1 relative au budget Assainissement 2008

29°/ Admissions en non valeur

30°/ Règlement intérieur du Centre Médical Françoise DOLTO

31°/ Règlement intérieur des accueils de loisirs de la Ville.

juin 2009

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